Le porte-parole du ministère, Ramin Mehmanparast, a "estimé que le vote de cette résolution était une décision théâtrale visant à faire pression sur l'Iran et a qualifié cette attitude d'inutile", selon Irna.
"Nous ne jugeons pas nécessaire de remplir pleinement nos engagements vis-à-vis de l'Agence si les droits élémentaires de l'Iran en tant que membre du Traité de non-prolifération ne sont pas respectés", a ajouté Irna en citant le porte-parole, qui n'a pas explicité ses propos.
Présentée par le Groupe des six (États-Unis, Grande-Bretagne, Chine, France, Russie et Allemagne), la résolution enjoint notamment l'Iran de "suspendre immédiatement" la construction de son nouveau site d'enrichissement situé dans une montagne à Fordo, près de la ville sainte de Qom, et dont Téhéran avait dissimulé l'existence jusqu'en septembre dernier.
L'AIEA demande aussi à l'Iran de fournir des informations sur les objectifs du site et son calendrier de réalisation.
Enfin, les grandes puissances réclament instamment au régime islamique de "confirmer" qu'il "n'a pas pris de décision quant à la construction ou l'autorisation de construction de quelque installation nucléaire que ce soit qui n'ait pas été signalée à l'AIEA".
L'Iran avait donné des assurances similaires à l'AIEA en septembre 2008 avant d'être contraint d'admettre, un an plus tard, en raison d'images satellite des services secrets américains, la construction du site de Fordo qui, selon Téhéran, avait débuté à la mi-2007.
Le soutien à cette résolution de la Chine et de la Russie, jusque là réticentes dès qu'il s'agissait de condamner l'Iran, est interprété comme un signe de la frustration grandissante de la communauté internationale face au refus de Téhéran de coopérer.
À Vienne, l'ambassadeur de la République islamique auprès de l'Agence, Ali Asghar Soltanieh, a estimé que cette résolution constituait une "remise en cause d'un processus constructif", en référence aux négociations relancées depuis près de deux mois sur le nucléaire iranien, et dit envisager d'"autres options" pour enrichir son uranium.
M. Soltanieh avait menacé jeudi de "limiter" sa coopération avec l'AIEA "au strict minimum" en cas d'adoption de la résolution.
Le Groupe des six et l'Iran ont repris le 1er octobre leur dialogue sur le programme nucléaire iranien, après 15 mois de suspension.
Les grandes puissances soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme atomique sous couvert d'activités nucléaires civiles, ce que Téhéran dément.
L'AIEA a proposé le 21 octobre un plan visant à faire enrichir à l'étranger l'uranium iranien, et ce pour balayer les inquiétudes de la communauté internationale tout en permettant à l'Iran d'avoir le combustible nécessaire pour son réacteur de recherche de Téhéran. Mais la République islamique a refusé ce projet d'accord.
"Nous ne jugeons pas nécessaire de remplir pleinement nos engagements vis-à-vis de l'Agence si les droits élémentaires de l'Iran en tant que membre du Traité de non-prolifération ne sont pas respectés", a ajouté Irna en citant le porte-parole, qui n'a pas explicité ses propos.
Présentée par le Groupe des six (États-Unis, Grande-Bretagne, Chine, France, Russie et Allemagne), la résolution enjoint notamment l'Iran de "suspendre immédiatement" la construction de son nouveau site...

