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Culture - En Librairie

« Quand l’aube déchire sa chemise »… de May Menassae

Huitième opus de May Menassa, qui continue une laborieuse carrière mêlant fiction romanesque et activité de journalisme au quotidien. Pour cette rentrée de l'automne, en devanture des librairies, « Hina Yachoukou al-Fajr Kamisohou » (« Quand l'aube déchire sa chemise », éditions Riad el-Rayyes, 331 pages). Amours tumultueuses, passion de la musique et répression politique pour un roman au soleil noir.

Amours impossibles, comme placées sous le signe d'une certaine malédiction pour une femme journaliste chevronnée, mais aussi violoniste virtuose envoûtée par la musique. Trame aux rebondissements multiples et constantes contractions d'un interminable cycle de malheurs pour Maya éprise du beau tzigane Frantz pour un ouvrage qui devait initialement s'intituler al-Aaida fi Aks al-Chams (La revenante à contre soleil...).
De Beyrouth à Leningrad, en passant par Varsovie, Budapest et Cracovie, voilà les pérégrinations d'une femme ballottée par les événements et les cris du cœur et du corps...
Après le premier désamour de ses parents qui l'abandonnent et la perte de sa sœur jumelle Mira, l'enfant apprendra les dures étapes de la vie et les coriaces affirmations d'être une femme heureuse ou une personne comblée.
À chaque fois, à deux doigts du bonheur, la coupe tirée à même les lèvres, Maya aura à affronter l'adversité et la solitude, et remontera, en brave et fière fille d'Ève, la rude pente de la pierre de
Sisyphe...
Pour ce roman sombre et touffu, pour cette quête de soi et de l'amour (aussi bien charnel que celui de la musique), l'auteur de al-Machhad al-Akhir déclare: «J'ai créé, une fois de plus, des personnages. Malgré toutes les voilettes que j'entrepose dans mes pages et mes lignes, cela n'a rien d'autobiographique. C'est évident, un écrivain ne peut pas se passer de sa propre personne. Même si Maya a subtilisé mon nom et ma profession, cela n'en reste pas moins une fiction. De toute façon, je ne voudrais jamais être à la place de mes personnages. Ils sont déchirés, ce sont de vraies victimes du destin. Ce qui les rapproche de moi, c'est leur résistance. Ils se battent afin d'arriver à un meilleur dialogue avec la vie. Ce que Maya a de moi, c'est qu'elle adore son métier de journaliste. Elle parle d'un roman qu'elle veut écrire, mais le mal-être qu'elle traîne en elle, de pays en pays, de déception en déception, a fait qu'elle ne pouvait plus se passer de psychanalyse... Elle voulait comprendre cet acharnement du destin sur elle. Elle voulait débusquer les pièges qu'il lui tendait. Mais par-delà toute cette tourmente et angoisse, elle ne perd jamais l'espoir de se libérer, d'aller vers le soleil, vers l'amour. Et cet amour, elle le rencontre à sa sortie de prison, chez un Tzigane joueur de flûte...»
Dans ce roman brassant la musique de Bartok et Paganini, décrivant la poésie des lieux de voyage dans les pays de l'Est aux paysages magnifiques et aux régimes politiques retors, faisant vivre des personnages hauts en couleur (et en intrigues), tels Igor, Magdalena et Marina (pour ne citer qu'eux), la vie est un fleuve dangereux, rugissant et menaçant. Pages au lyrisme tourmenté pour un chant vibrant d'une intrépide et fougueuse traversée humaine, tout en tonalités sombres et ombrageuses.
«Oui, quand j'écris en arabe, dit May Menassa en souriant comme une petite fille prise en faute, ma plume se trempe dans une encre chargée de suie... Tandis que dès que j'aborde les rives du français, mon stylo prend des couleurs gaies, vives et joyeuses... Pour mon prochain livre, j'abandonne Le Jardin de Sarah et tous les questionnements de l'enfance pour explorer la vérité et le bonheur dans un ouvrage qui aura pour titre (peut-être) Retour à la source.
Amours impossibles, comme placées sous le signe d'une certaine malédiction pour une femme journaliste chevronnée, mais aussi violoniste virtuose envoûtée par la musique. Trame aux rebondissements multiples et constantes contractions d'un interminable cycle de malheurs pour Maya éprise du beau tzigane Frantz pour un ouvrage qui devait initialement s'intituler al-Aaida fi Aks al-Chams (La revenante à contre soleil...).De Beyrouth à Leningrad, en passant par Varsovie, Budapest et Cracovie, voilà les pérégrinations d'une femme ballottée par les événements et les cris du cœur et du corps...Après le premier désamour de ses parents qui l'abandonnent et la perte de sa sœur jumelle Mira, l'enfant apprendra les dures...
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