Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a déclaré, mercredi, que son pays était prêt à "coopérer" avec le gouvernement yéménite pour instaurer la sécurité. Par ailleurs, M. Mottaki se rendrait prochainement en Arabie saoudite inquiète aussi de possibles troubles provoqués par les fidèles iraniens lors du pèlerinage à La Mecque.
"L'Iran est prêt à coopérer avec le gouvernement yéménite et d'autres pays pour restaurer la sécurité", au Yémen, a déclaré Manouchehr Mottaki dans une conférence de presse, appelant à un "effort collectif" pour régler le conflit entre Sanaa et les rebelles zaïdites. "Cela peut instaurer la sécurité et la paix pour les yéménites et toute la région", a-t-il poursuivi. "Toute mesure contraire à cette approche servira les ennemis des pays islamiques et arabes", a-t-il prévenu.
D'un autre côté, M. Mottaki "va effectuer une visite en Arabie saoudite avant le pèlerinage pour rencontrer son homologue saoudien, le prince Saoud el Fayçal", a affirmé à l'AFP à Médine (ouest) Ali Ghazi Asgar, vice-président de la délégation de pèlerins iranien à La Mecque. Le ministre va chercher "à rassurer nos frères en Arabie saoudite" et leur affirmera que l'Iran veut "éviter tous les troubles" pendant le pèlerinage qui doit débuter fin novembre, a-t-il ajouté. "Nous ne voulons pas que ceux qui cherchent à semer la discorde entre l'Arabie saoudite et l'Iran réussissent", a encore dit le responsable de la délégation iranienne, qui compte 65 000 pèlerins cette année. Il a précisé que les pèlerins iraniens "accompliront les mêmes rites que les années précédentes, sans porter préjudice aux pays musulmans et à l'Arabie saoudite". Le responsable a ajouté que les pèlerins iraniens répèteraient les slogans de "mort à l'Amérique, mort à Israël" au cours d'un "rassemblement pacifique qui n'ira pas à l'encontre des lois saoudiennes" et qu'ils "n'appelleront pas les pèlerins d'autres nationalités à les rejoindre". À Ryad, un conseiller du gouvernement saoudien a déclaré à l'AFP que le gouvernement "prendra les mesures les plus fermes contre tout ce qui pourrait s'apparenter à une manifestation politique". Le gouvernement saoudien avait averti la semaine dernière qu'il ne tolèrerait pas de troubles durant le prochain pèlerinage après une sévère mise en garde de Ryad appelant Téhéran à ne pas politiser l'évènement à la suite de déclarations du président Mahmoud Ahmadinejad et du guide suprême iraniens, l'ayatollah Ali Khamenei. "Si on impose des restrictions aux pèlerins iraniens (...) la République islamique prendra les décisions adéquates", avait déclaré M. Ahmadinejad. Pour sa part, l'ayatollah Khamenei avait critiqué "les insultes et les mauvais traitements contre certains musulmans chiites", ajoutant que "le gouvernement saoudien doit agir contre de tels actes". Mais selon le vice-président de la délégation iranienne à La Mecque, "les responsables des deux pays vont résoudre tous les problèmes par le dialogue", précisant que le chef de la délégation iranienne avait déjà rencontré dans ce but le ministre saoudien du Pèlerinage, Fouad al-Farsi. Il a assuré que la la traditionnelle manifestation anti-américaine des pèlerins iraniens à La Mecque était "un rite religieux et non politique, que nous accomplissons depuis des années". Pour sa part, un membre de la délégation iranienne qui a requis l'anonymat a assuré à l'AFP que les Iraniens "respectent les lois saoudiennes et ne sont pas venus au pèlerinage pour causer des troubles". En 1987, la répression par la police saoudienne d'une manifestation de pèlerins iraniens avait fait 402 morts, dont 275 Iraniens. Les relations diplomatiques entre Ryad et Téhéran s'étaient tendues et les Iraniens avaient été interdits de pèlerinage jusqu'en 1991. Plus de deux millions de musulmans sont attendus à la Mecque pour le pèlerinage qui doit s'achever avant la fin du mois de novembre.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a déclaré, mercredi, que son pays était prêt à "coopérer" avec le gouvernement yéménite pour instaurer la sécurité. Par ailleurs, M. Mottaki se rendrait prochainement en Arabie saoudite inquiète aussi de possibles troubles provoqués par les fidèles iraniens lors du pèlerinage à La Mecque.
"L'Iran est prêt à coopérer avec le gouvernement yéménite et d'autres pays pour restaurer la sécurité", au Yémen, a déclaré Manouchehr Mottaki dans une conférence de presse, appelant à un "effort collectif" pour régler le conflit entre Sanaa et les rebelles zaïdites. "Cela peut...

