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Afghanistan : Abdullah et Karzaï doivent dialoguer, selon Paris

La France a exhorté mercredi Abdullah Abdullah et Hamid Karzaï à "établir un dialogue constructif" pour le bien de l'Afghanistan, après la déclaration de M. Abdullah jugeant illégitime la réélection de son rival politique, a-t-on appris au Quai d'Orsay.

Trois jours après s'être retiré du second tour de la présidentielle, l'ancien ministre des Affaires étrangères, arrivé en deuxième position à l'issue du premier tour contesté d'août dernier, a jugé mercredi illégitime et illégale la réélection de M. Karzaï, au risque de prolonger la crise politique qui paralyse le pays en guerre depuis plus de deux mois.

M. Abdullah avait justifié son retrait par la crainte de voir se répéter les fraudes massives du premier tour.

"L'avenir sera largement déterminé par la capacité des Afghans à travailler ensemble, et notamment par celle du président Karzaï et de son principal adversaire électoral, M. Abdullah Abdullah, à établir un dialogue constructif pour le pays", a déclaré Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, en réponse à une question.

Selon M. Valero, "c'est en travaillant ensemble que les Afghans pourront mieux prendre en charge leur sécurité, leur développement, et construire un ةtat de droit".

"Les Afghans peuvent compter sur l'appui de la France et de la communauté internationale dans cette perspective", a-t-il réaffirmé. Quelque 3.000 soldats français sont stationnés dans le pays.

En dépit des conditions déplorables de sa réélection, M. Karzaï a reçu les félicitations de la communauté internationale, la Maison Blanche le considérant comme "le dirigeant légitime" du pays.

Le président Nicolas Sarkozy a félicité son homologue afghan, en soulignant qu'il a réuni sur son nom dès le premier tour "le plus large soutien du peuple afghan".

La France a exhorté mercredi Abdullah Abdullah et Hamid Karzaï à "établir un dialogue constructif" pour le bien de l'Afghanistan, après la déclaration de M. Abdullah jugeant illégitime la réélection de son rival politique, a-t-on appris au Quai d'Orsay.
Trois jours après s'être retiré du second tour de la présidentielle, l'ancien ministre des Affaires étrangères, arrivé en deuxième position à l'issue du premier tour contesté d'août dernier, a jugé mercredi illégitime et illégale la réélection de M. Karzaï, au risque de prolonger la crise politique qui paralyse le pays en guerre depuis plus de deux mois.
M. Abdullah avait justifié son retrait par la crainte...