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La Ligue arabe contre toute négociation avant le gel de la colonisation

Le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, a exprimé lundi le "soutien arabe" au refus du président palestinien Mahmoud Abbas de reprendre les négociations de paix avec Israël en l'absence d'un gel de la colonisation juive.

"Nous avons des craintes évidentes. Israël veut reprendre les négociations sans conditions préalables. Il veut détacher la question de Jérusalem des négociations, et ne pas interrompre la colonisation", a dit à l'AFP M. Moussa, joint par téléphone à Marrakech (Maroc), où se tient un Forum international. "De multiples consultations ont lieu actuellement pour voir ce qui devrait être fait à la lumière de la position exprimée par le président palestinien, qui est de ne pas reprendre les négociations avant un arrêt de la colonisation, ce qui est sage et bénéficie du soutien arabe", a poursuivi le secrétaire général de la Ligue arabe, dont le siège est au Caire. Selon Amr Moussa, l'intransigeance israélienne sur le dossier de la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-est a "ramené les protagonistes au point de départ". Dans une interview à la BBC, il a estimé que les Américains avaient "échoué" jusque-là "à cause de la protection qu'ils accordent" à Israël. Il a néanmoins ajouté disposer d'un "réservoir de confiance" vis-à-vis du président Barack Obama et croire que l'administration américaine "poursuivrait ses efforts".

Les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens sont interrompues depuis la fin 2008 et l'offensive israélienne contre la bande de Gaza.

Mahmoud Abbas a rejeté samedi une offre américaine pour une reprise des négociations sans gel total de la colonisation israélienne, lors d'une rencontre avec la secrétaire d'État Hillary Clinton.

Mme Clinton a provoqué le mécontentement des Palestiniens en appuyant l'offre israélienne de gel partiel de la colonisation.

Lundi, de Marrakech, elle a assuré que l'opposition américaine aux colonies n'avait "pas changé", mais expliqué que l'offre de restriction du gouvernement israélien "aurait un effet significatif" pour la paix.

L'Égypte, allié des États-Unis dans la région, a déjà dit "comprendre" le refus du président palestinien. "Il n'est ni logique ni acceptable de dire qu'on peut se lancer dans les négociations avec la poursuite de la colonisation, surtout à Jérusalem-est, et c'est pourquoi en Égypte nous comprenons le point de vue palestinien", a souligné dimanche le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit. Selon l'agence Mena, M. Aboul Gheit a réitéré la position de son pays lundi lors d'une conversation téléphonique avec Hillary Clinton.

À Marrakech, Mme Clinton doit rencontrer plusieurs ministres arabes des Affaires étrangères, qui se réunissent en marge du Forum de l'Avenir.


"Nous avons des craintes évidentes. Israël veut reprendre les négociations sans conditions préalables. Il veut détacher la question de Jérusalem des négociations, et ne pas interrompre la colonisation", a dit à l'AFP M. Moussa, joint par téléphone à Marrakech (Maroc), où se tient un Forum international. "De multiples consultations ont lieu actuellement pour voir ce qui devrait être fait à la lumière de la position exprimée par le président palestinien, qui est de ne pas reprendre les négociations avant un arrêt de la colonisation, ce qui est sage et bénéficie du soutien arabe", a poursuivi le secrétaire général de la Ligue arabe, dont le siège est au Caire. Selon Amr...