L'Iran ne renoncera pas à son droit à l'enrichissement d'uranium mais ne veut pas aller au-delà d'un niveau de 5% car il n'en a pas besoin, a répété le chef de l'Organistation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi dans un entretien publié jeudi.
"Comme nous l'avons dit par le passé nous ne renoncerons pas à nos droits. Mais il n'y a pas besoin de faire un enrichissement d'uranium au-delà de 4 ou 5% car les réacteurs que nous utilisons ont besoin d'un uranium enrichi au maximum à 5%", a déclaré M. Salehi au quotidien gouvernemental Iran.
"Par conséquent, l'enrichissement à 5% est le niveau le plus élevé que nous voulons avoir pour nos réacteurs, mais cela ne veut pas dire que nous renonçons à notre droit pour un enrichissement à un niveau plus élevé", a-t-il ajouté.
Il a ainsi réaffirmé que "l'Iran avait la capacité de faire de l'enrichissement à 20% mais préfère se procurer le combustible (pour le réacteur de recherche de Téhéran, ndlr) de l'extérieur".
"Cette politique cache de nombreux messages (adressés à la communauté internationale, ndlr), dont je ne veux pas parler", a-t-il prévenu.
Après deux jours et demi de négociations entre l'Iran, la Russie, les Etats-Unis et la France, un projet d'accord a été élaboré à Vienne. Il prévoit le transfert en Russie de la grande partie du stock d'uranium enrichi à 5% que Téhéran possède. Ensuite, la Russie doit enrichir cet uranium à hauteur d'environ 20% avant que la France ne le transforme en combustible pour le réacteur de recherche de Téhéran.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a donné jusqu'à vendredi à l'Iran et au trio Etats-Unis, Russie, France pour se prononcer sur ce "projet d'accord".
Un accord entre l'Iran et les puissances nucléaires est considéré comme crucial pour tenter d'apaiser les tensions sur le programme nucléaire controversé, dont Téhéran affirme qu'il est purement civil alors que les pays occidentaux suspectent l'Iran de viser la fabrication d'une bombe atomique.
Le directeur général de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, a demandé aux quatre pays de donner leur réponse d'ici vendredi.
"Comme nous l'avons dit par le passé nous ne renoncerons pas à nos droits. Mais il n'y a pas besoin de faire un enrichissement d'uranium au-delà de 4 ou 5% car les réacteurs que nous utilisons ont besoin d'un uranium enrichi au maximum à 5%", a déclaré M. Salehi au quotidien gouvernemental Iran.
"Par conséquent, l'enrichissement à 5% est le niveau le plus élevé que nous voulons avoir pour nos réacteurs, mais cela ne veut pas dire que nous...


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