L'annonce d'un second tour de la présidentielle afghane le 7 novembre et son acceptation par le président sortant Hamid Karzaï ont été saluées mardi de Washington à Moscou, l'Union européenne appelant à un scrutin "crédible".
Alors que des fraudes ont entaché le premier tour, le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, a appelé à un deuxième tour qui devra être "crédible" et aboutir à un résultat "légitime".
A Washington, le président Barack Obama a salué "une étape importante pour assurer un processus (électoral) crédible pour les Afghans, qui débouchera sur un gouvernement qui reflète leurs aspirations".
"Alors que cette élection aurait pu rester sans résultats, au détriment du pays, les actions constructives du président Karzaï ont établi un précédent important pour la nouvelle démocratie en Afghanistan. La Constitution et les lois sont renforcées par la décision du président Karzaï, qui sert les meilleurs intérêts des Afghans", a-t-il souligné.
Barack Obama a félicité Hamid Karzaï pour avoir accepté un second tour. Le président américain réserve cependant toujours sa décision sur d'éventuels renforts.
La Maison Blanche avait accru ces derniers jours la pression sur M. Karzaï, soulignant qu'aucune décision sur l'envoi supplémentaires de troupes américaines dans le pays ne serait effectuée tant qu'un "gouvernement crédible" ne serait pas installé à Kaboul.
Quelque 68.000 soldats américains devraient être stationnés d'ici à la fin de l'année en Afghanistan. Le commandant américain sur le terrain, le général Stanley McChrystal, réclamerait jusqu'à 45.000 soldats supplémentaires.
Londres - deuxième contingent étranger avec quelque 9.000 hommes - a aussi réagi positivement.
"Je voudrais applaudir cette déclaration montrant (la) stature d'homme d'Etat (d'Hamid Karzaï), et la communauté internationale me rejoindra pour saluer les qualités de dirigeant dont il a fait preuve aujourd'hui", a souligné le Premier ministre Gordon Brown.
Le président français Nicolas Sarkozy a félicité "chaleureusement" son homologue afghan, insistant aussi sur ses qualités d'"homme d'Etat".
"La France restera engagée aux côtés du peuple afghan et de son futur gouvernement. Nous travaillerons avec lui pour construire un Afghanistan indépendant, débarrassé du terrorisme et stable. Ceci passe par une nouvelle gouvernance, une prise en charge accrue des responsabilités de sécurité par les Afghans eux-mêmes et l'inclusion dans la vie politique afghane de tous ceux qui renoncent à la violence", a-t-il souligné.
La chancelière allemande Angela Merkel a "salué" la décision de Karzaï sur le second tour, estimant qu'il "va pouvoir apporter une contribution déterminante à la légitimité du processus électoral démocratique en Afghanistan".
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a averti qu'il y aurait "d'énormes défis" à relever.
"L'ONU fera tout son possible pour que le second tour se déroule de manière libre, équitable, transparente et dans un environnement sûr", a-t-il affirmé.
Une préoccupation rejoignant celle des Pays-Bas qui ont réclamé une "surveillance internationale sévère", le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Maxime Verhagen, jugeant "regrettable qu'autant de cas de fraudes aient été constatées au premier" tour.
Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a loué "la maturité politique" de Karzaï et de son rival, Abdullah Abdullah.
"Nous espérons que le nouveau président légitime formera un gouvernement efficace (...) et donnera une nouvelle impulsion au règlement des problèmes compliqués qui se posent à l'Afghanistan", a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.
Pour l'Otan, ce second tour "constitue une marque de respect pour le processus démocratique et les institutions en Afghanistan".
Alors que des fraudes ont entaché le premier tour, le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, a appelé à un deuxième tour qui devra être "crédible" et aboutir à un résultat "légitime".
A Washington, le président Barack Obama a salué "une étape importante pour assurer un processus (électoral) crédible pour les Afghans, qui débouchera sur un gouvernement qui reflète leurs aspirations".
"Alors que cette élection...

