Le soutien de la Chine sera nécessaire pour réaliser des progrès dans le dossier nucléaire iranien, a déclaré mercredi un haut responsable américain, qui s'est par ailleurs félicité de l'excellence de la coordination entre Pékin et Washington sur le problème nord-coréen.
"Si nous voulons réaliser des progrès pour envoyer un message uni à l'Iran, nous allons avoir besoin du soutien de la Chine", a déclaré Kurt Campbell, secrétaire d'Etat adjoint pour les affaires asiatiques.
"Nous allons avoir besoin de plus de coopération et de coordination entre les Etats-Unis et la Chine si nous voulons être efficaces en Iran", a ajouté le responsable américain, qui se trouve à Pékin notamment pour préparer la visite du président Barack Obama le mois prochain.
La secrétaire d'Etat Hillary Clinton avait déclaré lundi à Moscou que l'heure de nouvelles sanctions contre l'Iran n'était pas encore venue. Son homologue russe Sergueï Lavrov avait, lui, jugé toute initiative en ce sens "contre-productive" dans les conditions "actuelles".
La Chine, alliée de l'Iran, est traditionnellement réservée sur le recours aux sanctions.
Les pays occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément.
Le 1er octobre à Genève, l'Iran s'est engagé à ouvrir son nouveau site d'enrichissement d'uranium aux inspecteurs internationaux et envisagé la possibilité de faire enrichir de l'uranium à l'étranger, ce qui réduirait les risques de développement d'un programme militaire.
Par ailleurs, M. Campbell s'est félicité de l'excellence de la coopération sur le dossier nucléaire nord-coréen entre les cinq Nations (Etats-Unis, Chine, Russie, Corée du Sud et Japon,) qui tentent de persuader Pyongyang de renoncer à son programme atomique.
"Il y a un niveau pratiquement sans précédent d'acceptation des objectifs de base et des ambitions liées aux pourparlers à Six et aux négociations avec la Corée du Nord", a dit le secrétaire d'Etat adjoint.
"J'ai rarement vu une meilleure coordination entre la Chine et les Etats-Unis en particulier", a ajouté M. Campbell.
La Corée du Nord, qui a procédé à deux essais nucléaires et à des tirs de missiles, a abandonné en avril les pourparlers à Six (les deux Corées, Etats-Unis, Chine, Japon, Russie) après des sanctions des Nations unies, mais s'est dit prête début octobre à reprendre les discussions à condition d'avoir une discussion bilatérale avec Washington.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao, qui s'est rendu à Pyongyang la semaine dernière, a assuré samedi qu'il ne fallait pas laisser passer l'oportunité offerte par la Corée du Nord.
"Si nous voulons réaliser des progrès pour envoyer un message uni à l'Iran, nous allons avoir besoin du soutien de la Chine", a déclaré Kurt Campbell, secrétaire d'Etat adjoint pour les affaires asiatiques.
"Nous allons avoir besoin de plus de coopération et de coordination entre les Etats-Unis et la Chine si nous voulons être efficaces en Iran", a ajouté le responsable américain, qui se trouve à Pékin...

