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Affaire Shalit : le Hamas crie victoire

Le mouvement islamiste Hamas a célébré comme une "victoire" vendredi à Gaza la libération par Israël d'un groupe de prisonnières palestiniennes en échange d'une vidéo du soldat israélien Gilad Shalit, qu'il détient depuis plus de trois ans.

"C'est un jour de victoire pour la résistance et la résolution palestiniennes", a déclaré le chef du gouvernement du Hamas Ismaïl Haniyeh devant la la presse, aux côtés de Fatima Younes el-Zaq, l'une des détenues libérées, originaire de la bande de Gaza.

"Nous sommes un peuple qui n'oublie pas ses prisonniers. Nous ne considérons cette étape que comme un petit pas", a ajouté M. Haniyeh, rayonnant et vêtu d'une abbaya beige, longue robe traditionnelle portée par les hommes.

Le dirigeant du Hamas a insisté sur le caractère unitaire de cette libération de prisonnières qui appartiennent à toutes les factions palestiniennes, du Hamas au Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas, en passant par les radicaux du Jihad islamique.

C'est la première fois qu'Israël et le Hamas parviennent à un accord tangible dans cette affaire, grâce à la médiation de l'Allemagne et de l'Égypte.

Gilad Shalit, qui a aussi la nationalité française, a été enlevé le 25 juin 2006 lors d'une opération menée par un commando palestinien, dont la banche armée du Hamas, dans le sud d'Israël, à la lisière de la bande de Gaza.

Le Hamas a célébré ces libérations en organisant un rassemblement de milliers de personnes dans le centre-ville de Gaza, dont les images ont été diffusées en direct sur sa chaîne télévisée el-Aqsa.

"Nous espérons qu'il s'agit d'une étape sur le chemin de la libération de tous les prisonniers palestiniens" détenus par Israël, a déclaré le porte-parole du mouvement islamiste, Sami Abou-Zouhri.

Le Hamas, qui contrôle la bande de Hamas depuis juin 2007, est boycotté par la communauté internationale.

Lors de sa première allocution à la presse, l'ex-prisonnière Fatima Younes el-Zaq a remercié "Dieu et le Hamas" pour sa libération, affirmant que sa "joie ne sera complète qu'après la libération de tous les prisonniers, particulièrement les femmes".

Âgée de 43 ans, l'ex-prisonnière est arrivée à la mi-journée dans la bande de Gaza à bord d'un véhicule de la Croix-Rouge, avec son bébé de 20 mois qui est né en prison.

La mère de sept enfants a été accueillie au milieu d'une immense cohue par des dizaines de journalistes palestiniens au point de passage d'Erez, à la frontière du territoire palestinien et d'Israël.

Militante du Jihad islamique, selon sa famille, Fatima Younes el-Zaq avait été arrêtée le 20 mai 2007 à Erez. Sa famille assure qu'elle s'apprêtait à se rendre à Ramallah, en Cisjordanie, avec sa nièce qui devait y être hospitalisée.

Selon le service de la sécurité intérieure israélien (Shin Beth), elle avait avoué, lors de son interrogatoire, qu'elle allait avec sa nièce perpétrer des attentats à la bombe à Tel-Aviv et dans la station balnéaire de Netanya, près de Tel-Aviv.

Dix-huit autres prisonnières palestiniennes ont été relâchées vendredi du centre de détention d'Ofer, près de Ramallah (Cisjordanie), où elles ont été remises par le Comité International de la Croix Rouge (CICR) à l'Autorité palestinienne.

"C'est un jour de victoire pour la résistance et la résolution palestiniennes", a déclaré le chef du gouvernement du Hamas Ismaïl Haniyeh devant la la presse, aux côtés de Fatima Younes el-Zaq, l'une des détenues libérées, originaire de la bande de Gaza.
"Nous sommes un peuple qui n'oublie pas ses prisonniers. Nous ne considérons cette étape que comme un petit pas", a ajouté M. Haniyeh, rayonnant et vêtu d'une abbaya beige, longue robe traditionnelle portée par les hommes.
Le dirigeant du Hamas a insisté sur le caractère unitaire de cette libération de prisonnières qui appartiennent à toutes les factions palestiniennes, du Hamas au Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas, en passant par les...