La France juge que la réunion du groupe 5+1 et de l'Iran à Genève jeudi a marqué "un pas dans la bonne direction" mais attend de juger ses résultats "à l'épreuve des faits", a déclaré vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valéro.
Lors d'un point presse, M. Valéro a observé qu'à Genève "un certain nombre d'intentions ont été exprimées" notamment par le négociateur iranien, et rappelé le souhait français que l'Iran réponde d'ici décembre "par des actes concrets aux demandes et aux questions de la communauté internationale". Il a noté "c'est également le message" du président américain Barack Obama.
Cette réunion a constitué "un pas dans la bonne direction, et ces résultats seront jugés à l'épreuve des faits", a-t-il dit, ajoutant que les Six (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne) "maintenaient la pression pour les pas qui doivent être effectués", notamment afin que les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) puissent se rendre "rapidement" en Iran pour inspecter le site de l'usine d'enrichissement de Qom (centre).
Il a confirmé que "la France s'associera" à une réunion d'experts prévue à Vienne le 18 octobre, pour aborder la question de l'exportation de l'uranium faiblement enrichi en Iran en dehors de ce pays. Cet uranium, a-t-il rappelé, devrait être transformé en combustible destiné au réacteur de recherche de Téhéran "sous le contrôle et les garanties de l'AIEA".
Sur les quantités d'uranium qui devraient être exportées pour être ré-enrichi, et à la question de savoir si cette transformation pourrait s'opérer en partie en France, M. Valéro a indiqué que c'était trop tôt pour le dire. "Il faut attendre un petit peu. Procédons par étapes. Laissons les inspecteurs de l'AIEA aller sur le terrain (pour inspecter la nouvelle usine de Qom) et laissons les experts à Vienne décider" le 18 octobre sur les modalités techniques, a-t-il dit.
M. Valéro a souligné que les droits de l'Iran au nucléaire civil n'avaient jamais été contestés par les Six: "on n'arrête pas de dire aux Iraniens sur le nucléaire civil: on est prêt à vous aider".
Lors d'un point presse, M. Valéro a observé qu'à Genève "un certain nombre d'intentions ont été exprimées" notamment par le négociateur iranien, et rappelé le souhait français que l'Iran réponde d'ici décembre "par des actes concrets aux demandes et aux questions de la communauté internationale". Il a noté "c'est également le message" du président américain Barack...


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