Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a réitéré jeudi, devant le président russe Dmitri Medvedev, que l'heure était aux négociations, dans le dossier nucléaire iranien, et non aux sanctions contre Téhéran.
"Nous ne sommes pas décidés par avance à prendre des sanctions", a déclaré M. Kouchner, qui était reçu avec le ministre français de la Défense, Hervé Morin, à la résidence de M. Medvedev à Barvikha, près de Moscou.
"Peut-être que ces pourparlers à Genève vont nous permettre de déboucher" sur un règlement diplomatique, a-t-il ajouté alors que des discussions entre grandes puissances et Iraniens se tenaient au même moment sur les bords du lac Léman.
"Il n'empêche, j'ai vu votre déclaration, elle était très intéressante de considérer éventuellement des sanctions comme nécessaires", a poursuivi M. Kouchner.
M. Medvedev, assouplissant la position russe, avait en effet reconnu le 23 septembre à la grande satisfaction de Washington que des sanctions pourraient être "inévitables" contre l'Iran si ce pays défie la communauté internationale avec son programme nucléaire.
M. Kouchner s'est montré pour sa part très réticent à l'idée de nouvelles sanctions contre l'Iran qui porteraient sur les livraisons de carburant, si ce pays refusait de suspendre son programme d'enrichissement nucléaire.
Lors d'une interview sur la radio Echo de Moscou, le chef de la diplomatie française avait déjà souligné jeudi matin que les négociateurs réunis jeudi à Genève n'aborderaient pas le sujet des sanctions.
"Je ne suis pas un fanatique des sanctions qui frappent le peuple. Parfois c'est utile, mais on n'en parle pas pour le moment, à Genève ils n'en parlent pas pour le moment", a déclaré M. Kouchner.
Il a toutefois souligné que les chancelleries occidentales en avaient parlé entre elles avant la réunion.
"Pour le moment nous parlons, nous poursuivons le dialogue" dans l'espoir d'un succès, a-t-il ajouté.
Le ministre français se trouve à Moscou avec son homologue de la Défense, Hervé Morin, pour participer à un Conseil de coopération franco-russe sur la sécurité.
Les Six grandes puissances chargées du nucléaire iranien et Téhéran se sont retrouvées jeudi à Genève dans l'espoir de relancer des entretiens au point mort depuis 14 mois, dans un contexte explosif après la révélation la semaine dernière de l'existence d'un second site d'enrichissement d'uranium en Iran.
"Nous ne sommes pas décidés par avance à prendre des sanctions", a déclaré M. Kouchner, qui était reçu avec le ministre français de la Défense, Hervé Morin, à la résidence de M. Medvedev à Barvikha, près de Moscou.
"Peut-être que ces pourparlers à Genève vont nous permettre de déboucher" sur un règlement diplomatique, a-t-il ajouté alors que des discussions entre grandes puissances et Iraniens...

