Israël a lancé une campagne diplomatique pour convaincre des pays de boycotter le discours que doit prononcer cette semaine le président iranien Mahmoud Ahmadinejad devant l'assemblée générale de l'ONU, a indiqué mardi une diplomate israélienne.
"Il (Ahmadinejad) a prononcé il y a quelques jours un nouveau discours de haine. Le simple fait de quitter la salle au moment de son discours, ou de n'être pas être présent, constitue un acte symbolique", a affirmé Gabriela Shalev, ambassadrice d'Israël aux Nations unies, à la radio.
"Nous n'exigeons pas de promesse de la part des pays avec lesquels nous dialoguons. Nous nous contentons de leur rappeler combien ce personnage est dangereux et combien le pays qu'il dirige est dangereux", a ajouté la diplomate.
"Nous savons que les Américains sont conscients de ces dangers. Ils ne seront présents qu'à un niveau très bas, avec de simples fonctionnaires, en l'absence de leur ambassadrice et du numéro deux de la délégation", a poursuivi Mme Shalev.
Mahmoud Ahmadinejad s'est dit "fier", lundi, d'avoir provoqué des réactions d'indignation et de colère au sein de la communauté internationale par ses déclarations niant la réalité de l'Holocauste.
Le président iranien a qualifié vendredi l'Holocauste de "mythe", dans un discours prononcé à l'occasion d'une journée de solidarité avec les Palestiniens.
"L'existence même de ce régime est une insulte à la dignité des peuples", a-t-il dit en référence à Israël, l'ennemi juré de l'Iran.
Les capitales occidentales mais aussi Moscou ont condamné ces déclarations.
L'Iran ne reconnaît pas l'existence d'Israël et M. Ahmadinejad a prédit à de nombreuses reprises ces dernières années la disparition de l'Etat hébreu. En 2005, il avait appelé "à rayer (Israël) de la carte".
Le guide suprême iranien Ali Khamenei a parlé pour sa part dimanche du "cancer sioniste" qui "ronge" le monde islamique.
Le président iranien doit se rendre mardi à New York pour participer à la 64e assemblée générale de l'ONU. L'un de ses collaborateurs a estimé qu'il était porteur d'"un message de paix et de fraternité".
"Il (Ahmadinejad) a prononcé il y a quelques jours un nouveau discours de haine. Le simple fait de quitter la salle au moment de son discours, ou de n'être pas être présent, constitue un acte symbolique", a affirmé Gabriela Shalev, ambassadrice d'Israël aux Nations unies, à la radio.
"Nous n'exigeons pas de promesse de la part des pays avec lesquels nous dialoguons. Nous nous contentons de leur rappeler combien ce personnage est dangereux et combien le pays qu'il dirige est dangereux", a...


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