Le président russe Dmitri Medvedev a déclaré que son pays n'accepterait aucun "compromis ou troc" avec les Etats-Unis après l'abandon du projet américain de bouclier antimissile en Europe, selon des propos rapportés vendredi par les agences russes.
"Si nos partenaires entendent certaines de nos inquiétudes, nous serons également plus attentifs, bien évidemment, aux leurs. Cela ne veut pas dire (faire) des compromis ou des trocs primitifs", a-t-il dit dans une interview à des médias suisses avant une visite en Suisse lundi et mardi.
M. Medvedev était interrogé sur les concessions que Moscou pourrait faire à Washington après l'abandon du projet de bouclier, auquel la Russie s'était vivement opposée ces dernières années.
"Nous sommes assez adultes pour ne pas conditionner une décision à une autre", a poursuivi le président russe tout en se félicitant une nouvelle fois de l'abandon du projet.
Selon le quotidien russe Kommersant citant des sources diplomatiques, Washington réclame désormais une position plus ferme de la Russie sur le dossier du nucléaire iranien et veut que Moscou renonce à la vente d'un système antiaérien à Téhéran.
Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a aussi appelé vendredi la Russie à se joindre aux Occidentaux pour "exercer un maximum de pression diplomatique et politique" sur l'Iran.
Après l'abandon du projet de bouclier, qu'elle voyait comme une menace pour sa dissuasion nucléaire, la Russie pourrait aussi être conduite à faire des concessions dans ses négociations avec Washington sur la réduction des armements stratégiques.
Le Premier ministre russe, Vladimir Poutine, a pour sa part émis l'espoir "qu'après cette décision juste et courageuse (l'abandon du projet), il y en aura d'autres", suggérant qu'il attendait d'autres gestes de Washington, notamment un soutien à l'entrée de la Russie dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC)
M. Medvedev a qualifié par ailleurs ses entretiens avec le président américain Barack Obama, en avril et juillet, de "moment de vérité" alors que "les relations russo-américaines s'étaient dégradées quasiment jusqu'au seuil de la guerre froide" sous George W. Bush.
"Si nos partenaires entendent certaines de nos inquiétudes, nous serons également plus attentifs, bien évidemment, aux leurs. Cela ne veut pas dire (faire) des compromis ou des trocs primitifs", a-t-il dit dans une interview à des médias suisses avant une visite en Suisse lundi et mardi.
M. Medvedev était interrogé sur les concessions que Moscou pourrait faire à Washington après l'abandon du projet de bouclier, auquel la Russie s'était vivement opposée ces dernières...


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