Rechercher
Rechercher

Culture - Livres

« La délicatesse » séduisante de David Foenkinos

Un premier coup de cœur parmi les livres de la rentrée : « La délicatesse » de David Foenkinos. Ce roman, en lice en première sélection du prix Médicis, est tout simplement d'une lecture exquise.
La délicatesse de David Foenkinos, qui vient de paraître aux éditions Gallimard, est un roman qui porte bien son nom. Une trame, un ton, une écriture tout en finesse qui vous donnent envie de le lire avec « délicatesse ». Entendre par là : par petits groupes de pages successives, en le laissant reposer, entre deux lectures, comme des gorgées de thé dont on savourerait doucement l'arôme. Pour faire durer le plaisir !
Car La délicatesse est un pur bonheur de lecture. Une histoire à la fois légère et poignante, émouvante et cocasse, bref tragi-comique, comme la vie elle-même dont David Foenkinos tisse la trame, avec grâce et fantaisie, à partir d'un scénario amoureux improbable.
Nathalie est veuve, jeune et belle. Elle dégage cette sensualité que confère parfois la douleur à certains visages. Emmurée dans son chagrin, elle est plongée dans son travail et est perçue par son entourage comme une icône lointaine, totalement « déracinée de l'immédiat ». Jusqu'au jour où Markus, un Suédois, terne, gauche, emprunté - « dès qu'il courait un petit peu, il avait l'air d'un nouveau-né » -, entre dans son bureau...
« Il passait par là, elle l'avait embrassé sans réfléchir. Maintenant, elle se demande si elle a bien fait. C'est l'histoire d'une femme qui va être surprise par un homme. Réellement surprise », révèle la quatrième de couverture.

Un univers
plein de fraîcheur

 Le lecteur qui découvre pour la première fois l'univers plein de fraîcheur de ce jeune auteur est agréablement surpris. Les autres, ceux qui connaissent l'œuvre de David Foenkinos, y retrouveront, sans doute avec bonheur, son thème de prédilection : les relations amoureuses. Qu'il traite avec une incontestable acuité, notamment dans le portrait de personnages.
Comme nombre d'écrivains de sa génération contemporains, ce trentenaire, qui a à son actif huit romans et deux prix (prix François Mauriac de l'Académie française pour Inversion de l'idiotie en 2002 et prix du jury Jean Giono pour Qui se souvient de David Foenkinos en 2007), est particulièrement intéressé par les remous contemporains du duo amoureux. Il a déjà évoqué dans ses précédents ouvrages les conséquences de l'adultère dans En cas de bonheur, l'effritement du couple dans Nos séparations, les difficultés relationnelles dans Célibataires, ou encore l'obsession amoureuse dans Le potentiel érotique de ma femme...
Des sujets certes largement explorés par plus d'une plume française, mais que ce diplômé en études de lettres à la Sorbonne, qui a également fait une école de jazz, traite d'une façon toute personnelle. C'est-à-dire avec ce mélange de petites réflexions profondes, de délicates fulgurances, de boutades et de dérision qui donnent à sa narration une petite note jazzy...Délicieusement prenante !
(Gallimard, 201 p.)
La délicatesse de David Foenkinos, qui vient de paraître aux éditions Gallimard, est un roman qui porte bien son nom. Une trame, un ton, une écriture tout en finesse qui vous donnent envie de le lire avec « délicatesse ». Entendre par là : par petits groupes de pages successives, en le laissant reposer, entre deux lectures, comme des gorgées de thé dont on savourerait doucement l'arôme. Pour faire durer le plaisir ! Car La délicatesse est un pur bonheur de lecture. Une histoire à la fois légère et poignante, émouvante et cocasse, bref tragi-comique, comme la vie elle-même dont David Foenkinos tisse la trame, avec grâce et fantaisie, à partir d'un scénario amoureux improbable. Nathalie...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut