Son spectacle baptisé « Etc... » se joue tous les week-ends (à partir de demain, jeudi) jusqu'au 27 septembre au Monnot. Lui, c'est Samy Khayat qui dessine à coups de grands fous rires le paysage social libanais.
Il a un public d'adeptes qui le suit partout. Du stade du Chayla, au Bustan ou au Monnot, en passant par la France, la Suisse et même l'Afrique du Sud, on qualifierait ce mouvement migrateur de dévotion. Mais pas la fausse, puisque les fervents de ce comédien connaissent les répliques et les sketches à la lettre. Cette fois encore, dans son spectacle Etc..., Samy Khayat, devenu avec le temps véritable one-man-show, a travaillé dans la continuité. Sur les planches, il a établi un véritable musée du rire où il évolue entre penderies d'habits de scène, masques et photos. Mais son musée n'est pas figé. Il est plutôt mouvant, ondulatoire et surtout rebondissant. D'année en année, il s'enrichit de nouvelles idées tout en gardant les références, les repères. Etc... est une sorte de « teasing », de bande-annonce pour ce qui seraient les festivités de ses 50 ans de carrière (ce qui explique certaines scènes qui se suivent très rapidement), mais c'est également un spectacle à part qui s'est nourri des événements de cette année et qui cherche à faire passer une bonne heure de détente.
Un zeste de nostalgie... Mais il faudrait souscrire à certaines conditions pour entrer dans ce musée. Se relaxer, préparer ses zygomatiques et se délester de tout ce qui alourdit votre humeur. On ne vient pas à un tel spectacle avec des a priori. Pourquoi a-t-il dit cela ? Que veut-il sous-entendre ? Pourquoi émaille-t-il le français avec l'arabe ? Pourquoi est-il seul, sans sa femme ? De quelle couleur est-il ? Essayer de deviner des chiffres d'appartenance. Tout cela n'existe pas chez l'artiste qui a tant de choses à raconter, tant de mimiques à faire, tant de parodies à réaliser qu'il s'allège de tout ce qui l'embarrasse et alourdit sa veine comique. Son rire est « united colors ». Il rassemble, ne désunit pas, vous fait cogiter et surtout emporte dans un monde de nostalgie où régnait l'art libanais de bien vivre qu'on qualifierait de dolce vita. Parodiant les festivals ou les mariages qui sont à eux seuls des festivals ; brossant le portrait de ce Libanais assoiffé de vie trépidante, de rythmes endiablés au risque de s'essouffler, ajoutant la scène anthologique de condoléances qui a eu et a encore ses heures de gloire, Khayat alterne chansons, danses, gestuelle narrative. Seul sur scène mais souvent avec les fantômes du passé, il décrypte à la loupe les travers des Libanais, leurs défauts, sonde au microscope leurs bévues et titille leur ego. Une radioscopie hilarante, réalisée par cet artiste du rire qui n'a d'autre objectif que d'amuser et de partager des heures agréables avec le public.
Il a un public d'adeptes qui le suit partout. Du stade du Chayla, au Bustan ou au Monnot, en passant par la France, la Suisse et même l'Afrique du Sud, on qualifierait ce mouvement migrateur de dévotion. Mais pas la fausse, puisque les fervents de ce comédien connaissent les répliques et les sketches à la lettre. Cette fois encore, dans son spectacle Etc..., Samy Khayat, devenu avec le temps véritable one-man-show, a travaillé dans la continuité. Sur les planches, il a établi un véritable musée du rire où il évolue entre penderies d'habits de scène, masques et photos. Mais son musée n'est pas figé. Il est plutôt mouvant, ondulatoire et surtout rebondissant. D'année en année, il s'enrichit de nouvelles...
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