Le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, dont le pays préside l'UE, a appelé lundi à se concentrer sur les discussions à venir avec l'Iran sur son programme nucléaire, plutôt que de discuter déjà d'éventuelles sanctions contre Téhéran.
"Nous devrions nous concentrer sur cette rencontre particulière" prévue avec les autorités iraniennes, a-t-il répondu aux journalistes qui l'interrogeaient sur la possibilité pour l'UE de décider de sanctions unilatérales à l'encontre de l'Iran.
"Ce qui va arriver après dépendra de ce qui se passe au cours des négociations", a-t-il précisé.
L'Iran et les grandes puissances se retrouveront le 1er octobre pour discuter du nouveau paquet de propositions iraniennes destinées selon Téhéran à "calmer les inquiétudes internationales" sur son programme nucléaire controversé.
Le document de propositions présenté par les Iraniens "n'est pas vraiment le document le plus concret de l'histoire de l'humanité, mais c'était assez prévisible", a reconnu M. Bildt.
"Quant à savoir à quel point cette rencontre sera un pas positif, cela reste à voir", a-t-il ajouté.
Avant de discuter d'éventuelles sanctions, "nous allons d'abord essayer de sonder pourquoi l'Iran n'a pas répondu à certaines exigences" des grandes puissances, a renchéri le ministre allemand délégué aux Affaires européennes, Günter Gloser.
Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Pierre Lellouche a de son côté assuré être "extrêmement vigilant sur ce qui se passe en Iran. On ne peut pas rester dans cette situation très longtemps, il faut probablement mettre la pression" sur les Iraniens, a-t-il souligné.
D'ores et déjà, la situation du nucléaire en Iran est "inquiétante pour la stabilité", a-t-il estimé, soulignant que ce n'était "qu'une question de temps" avant que l'Iran puisse enrichir l'uranium "à 93%".
Pour le ministre luxembourgeois Jean Asselborn, la réunion du premier octobre ne relègue "absolument pas" au second plan la question d'éventuelles sanctions.
"Les sanctions relèvent de la voie diplomatique. Nous voulons rester sur la voie diplomatique, les sanctions en font aussi partie", a-t-il précisé en amont de la rencontre des chefs de la diplomatie européens.
Outre le diplomate en chef de l'Union européenne, Javier Solana, participeront à la rencontre avec le négociateur iranien Saïd Jalili, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, les représentants des grandes puissances qui négocient depuis des années sur le dossier nucléaire iranien, à savoir les cinq membres du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne) plus l'Allemagne, sans doute au niveau des directeurs politiques.
La rencontre sera précédée, la semaine prochaine, par une réunion à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU des chefs de la diplomatie de ces six pays, selon le ministère français des Affaires étrangères.
"Nous devrions nous concentrer sur cette rencontre particulière" prévue avec les autorités iraniennes, a-t-il répondu aux journalistes qui l'interrogeaient sur la possibilité pour l'UE de décider de sanctions unilatérales à l'encontre de l'Iran.
"Ce qui va arriver après dépendra de ce qui se passe au cours des négociations", a-t-il précisé.
L'Iran et les grandes puissances se retrouveront le 1er octobre...

