« August Sander : voir, observer et penser », présentée à la presse, propose une centaine de photographies, tirages d'époque dans leur très grande majorité, parmi lesquelles la moitié sont des portraits de types sociologiques sur lesquels il travaillait, « l'instituteur », « le prêtre », « les frères », « une mendiante », etc.
Ses photographies de paysages rhénans, d'arbres, de fleurs, d'épiderme en gros plan, autre versant de l'exposition, évoquent un travail plus méconnu qui s'inscrit néanmoins dans la même démarche du photographe, d'observer et inventorier l'homme et le monde dans lequel il vit, selon les organisateurs.
Les photographies sont issues du fonds Sander rassemblé à Cologne.
August Sander, qui n'aimait pas les photographies « saupoudrées de sucre, avec des minauderies, des poses et des effets » selon ses propres termes, est connu pour ses portraits d'hommes ou de femmes, le regard droit sur l'objectif, dans des poses
figées.
Le photographe s'était lancé dans les années 20 dans son grand projet « Hommes du XXe siècle », une sorte d'inventaire sociologique des types humains, de l'invalide ou mendiant à l'aristocrate ou l'artiste. Un ouvrage sur ce thème paru en 1929 avait été interdit par les nazis.
Sander montrait ses modèles « aussi naturels que possible, en les faisant sortir du studio », dit Gabriele Conrath-Scholl, directrice du fonds de Cologne. En les faisant poser à leur guise, comme ils voulaient se montrer, il tentait ainsi d'en exprimer la vérité intérieure.


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