L'Iran a réduit le nombre de ses pèlerins en Irak pour protester contre la mauvaise qualité des services dans le pays et menace de diviser par cinq leur nombre si rien n'est fait pour améliorer leur accueil, a indiqué un responsable iranien.
"Dans un premier temps, nous avons réduit le nombre de pèlerins de 5.000 à 3.000 par jour et nous continuerons à faire baisser ce chiffre jusqu'à 1.000 si rien n'est fait pour résoudre le problème", a affirmé le directeur-adjoint de l'agence iranienne pour les pèlerins, Hussein Akbari, lors d'une rencontre avec le gouverneur de Kerbala, Amal ad-Din al-Her, cette semaine.
"Depuis six ans que les pèlerins iraniens visitent l'Irak, le pays n'a rien fait pour améliorer les services", a protesté M. Akbari, selon un correspondant de l'AFP qui a assisté à la réunion.
Le représentant iranien a cité en exemple le poste frontalier irano-irakien de Mounzeriah, dans la province de Diyala (au nord-est de Bagdad), qui ne peut accueillir que 500 personnes par jour, selon lui, alors que des milliers y passent. Il a également évoqué les bus vétustes utilisés pour le transport des pèlerins qui tombent régulièrement en panne.
A Kerbala, la deuxième ville sainte chiite d'Irak, "les services dans les hôtels sont très mauvais. Ils ne correspondent pas aux normes", a insisté le responsable iranien, soulignant que Téhéran était prêt à investir. Mais la législation irakienne interdit jusqu'à présent à des étrangers de posséder des terrains, a-t-il relevé.
Le gouverneur irakien de Kerbala a assuré que les Iraniens pouvaient investir en partenariat avec les Irakiens et que son pays était prêt à améliorer l'accueil des pèlerins iraniens.
Mais il a également émis de vives critiques contre l'Iran. "Vous voulez des services, des transports mais les pèlerins iraniens ne payent que 20 dollars en pension complète par nuitée alors que les pèlerins du Golfe en déboursent 70", a-t-il dit.
"Les propriétaires d'hôtels n'engrangent aucun bénéfice et ils ouvrent leurs établissements uniquement pour ne pas être au chômage", a-t-il insisté.
"Dans un premier temps, nous avons réduit le nombre de pèlerins de 5.000 à 3.000 par jour et nous continuerons à faire baisser ce chiffre jusqu'à 1.000 si rien n'est fait pour résoudre le problème", a affirmé le directeur-adjoint de l'agence iranienne pour les pèlerins, Hussein Akbari, lors d'une rencontre avec le gouverneur de Kerbala, Amal ad-Din al-Her, cette semaine.
"Depuis six ans que les pèlerins iraniens visitent l'Irak, le pays n'a rien fait pour améliorer les services", a...

