La presse américaine attaquait vendredi férocement la décision de l'Ecosse de libérer Abdelbaset Ali Mohamed Al-Megrahi, le Wall Street Journal parlant d'un "second Lockerbie" pour les familles des victimes de l'attentat qui avait tué 270 personnes en 1988.
C'est bien malgré la "virulente" opposition de Washington, comme le souligne le New York Times, que le Libyen a pu rentrer chez lui à Tripoli jeudi soir. De même, le président Barack Obama avait souhaité que Megrahi ne soit pas accueilli en héros à son arrivée à Tripoli.
Or à sa descente d'avion, Megrahi a été accueilli par des centaines de personnes agitant des drapeaux libyens et écossais.
Megrahi, 57 ans, a pu quitter sa prison écossaise jeudi grâce à la décision du ministre écossais de la Justice de le libérer "pour raisons médicales". Le Libyen, condamné en 2001 à la prison à vie avec une peine de sûreté de 27 ans pour l'attentat de Lockerbie, est atteint d'un cancer de la prostate.
Le corps médical ne lui donne pas plus de trois mois à vivre.
Le Wall Street Journal qualifie sa libération d'un "second Lockerbie" pour les familles des victimes de l'attentat du 21 décembre 1988.
Le quotidien des milieux financiers observe que Megrahi n'a purgé "qu'un tiers des 27 années" de la peine de sûreté prévue par les juges lors de sa condamnation en 2001. Selon le Wall Street Journal, cela revient à dire que Megrahi n'a purgé "qu'un peu plus de 11 jours de prison" par victime de l'attentat.
"Certains cambrioleurs ont passé plus de temps à l'ombre", s'exclame le Journal.
Le Boston Globe, quotidien de la métropole du Massachusets (nord-est), Etat d'origine d'une vingtaine de victimes de l'attentat de Lockerbie, estime de son côté que le geste de la justice écossaise est un "acte de sympathie déplacée".
"Contrairement à un simple meurtre, une attaque terroriste doit être méticuleusement préparée, étudiée dans les moindres détails et soigneusement calibrée pour infliger le plus grand dommage possible à la société", conclut le Boston Globe.
C'est bien malgré la "virulente" opposition de Washington, comme le souligne le New York Times, que le Libyen a pu rentrer chez lui à Tripoli jeudi soir. De même, le président Barack Obama avait souhaité que Megrahi ne soit pas accueilli en héros à son arrivée à Tripoli.
Or à sa descente d'avion, Megrahi a été accueilli par des centaines de personnes agitant des drapeaux libyens et écossais.
Megrahi, 57 ans, a pu quitter sa prison écossaise jeudi...


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