Le président syrien Bachar al-Assad a félicité mercredi à Téhéran son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad pour sa réélection, qualifiant sa victoire de "grande leçon pour les étrangers", selon l'agence officielle Irna.
"Je suis venu aujourd'hui vous féliciter et féliciter le peuple iranien" a dit M. Assad au président Ahmadinejad.
"Ce qui s'est passé en Iran est un évènement important et une grande leçon pour les étrangers et c'est pourquoi ils se sont sentis bouleversés", a-t-il dit en référence à la présidentielle du 12 juin, remportée par M. Ahmadinejad mais dont les résultats ont été contestés aussi bien en Iran qu'à l'étranger.
M. Assad, dont le pays est le plus important allié de l'Iran au Proche-Orient, a estimé que les fortes relations entre les deux pays et leurs politiques au Moyen-Orient devaient rester inchangées durant le deuxième mandat de quatre ans de M. Ahmadinejad.
"L'Iran et la Syrie doivent poursuivre leur politique dans la région", a-t-il encore dit, cité par Irna. Les rencontres entre Syriens et Iraniens sont "nécessaires car elles envoient un message aux pays lointains, et à ceux dans la région (...)", a ajouté M. Assad sans expliciter sa pensée.
M. Assad, dont la dernière visite en Iran remonte à août 2008, a aussi rencontré le guide suprême iranien Ali Khamenei.
"L'unité entre l'Iran et la Syrie est l'incarnation de la résistance dans la région", a affirmé le guide suprême, appelant à un "renforcement du front de la résistance au Proche-Orient".
L'ayatollah Khamenei a en outre salué le rapprochement entre la Syrie et l'Irak, estimant que "l'unité entre l'Iran, l'Irak, la Turquie et la Syrie sera bénéfique pour toute la région".
La visite de M. Assad en Iran est intervenue alors que la France a remercié le président syrien pour avoir selon elle contribué à la libération sous caution de l'universitaire française Clotilde Reiss et de l'employée iranienne de l'ambassade de France Nazak Afshar.
Elles étaient détenues pour leur implication dans les manifestations qui ont suivi la réélection contestée de M. Ahmadinejad. La victoire de ce dernier a plongé l'Iran dans sa pire crise politique depuis la révolution islamique de 1979.
Mlle Reiss est hébergée à l'ambassade de France en attendant un verdict de la justice iranienne mais Paris demande la fin des poursuites à son encontre et à ce qu'elle soit autorisée à rentrer en France.
Au moins 4.000 personnes ont été arrêtées lors des manifestations post-électorales et 300 sont toujours derrière les barreaux, selon des sources officielles. Une trentaine de manifestants sont morts selon un bilan officiel.
"Je suis venu aujourd'hui vous féliciter et féliciter le peuple iranien" a dit M. Assad au président Ahmadinejad.
"Ce qui s'est passé en Iran est un évènement important et une grande leçon pour les étrangers et c'est pourquoi ils se sont sentis bouleversés", a-t-il dit en référence à la présidentielle du 12 juin, remportée par M. Ahmadinejad mais dont les résultats ont été contestés aussi bien en Iran qu'à...

