Un des chefs de file de l'opposition en Iran, Mehdi Karoubi, a de nouveau dénoncé des mauvais traitements à l'encontre de détenus ayant participé à la contestation post-électorale, affirmant que certains étaient morts en prison après avoir été "battus et torturés".
"Certains jeunes qui scandaient des slogans ont été battus de telle manière qu'ils ont perdu la vie", a dit Mehdi Karoubi, ancien président du Parlement et candidat malheureux à la présidence, dans des déclarations publiées samedi dans son journal Etemad Melli.
Il a également affirmé que plusieurs contestataires avaient été torturés dans le centre de détention de Kahrizak, au sud de Téhéran, avant sa fermeture sur ordre du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.
"Malheureusement certaines des personnes ayant pris part à la contestation ont été torturées", a dit M. Karoubi dans d'autres propos sur le site internet de son parti, Etemad Melli.
"J'ai appris que (les forces de sécurité) ont forcé les gens à Kahrizak à ramper nus comme des animaux avec un garde sur le dos."
C'est "honteux" pour la République islamique de se livrer à de telles méthodes, comme de "forcer à se mettre nus des détenus qui ensuite étaient juchés les uns sur les autres" dans les cellules de la prison, a-t-il dit.
"J'ai aussi appris que pendant qu'ils étaient torturés, les contestataires étaient forcés de proférer des insultes contre leur mère", a-t-il ajouté.
Ces déclarations risquent d'exacerber les tensions politiques déjà vives en Iran depuis le scrutin du 12 juin. Plus tôt cette semaine, il avait affirmé que des femmes et des hommes avaient été "sauvagement violés" en détention.
Dénoncée comme frauduleuse par les candidats battus, la présidentielle a donné lieu à une vague de manifestations endueillées par la mort de 30 personnes, selon les chiffres officiels.
L'opposition a indiqué dans un rapport au Parlement que 69 personnes avaient péri dans les violences, avait rapporté un journal réformateur mardi.
Au moins 4.000 personnes ont été arrêtées lors des manifestations et 300 sont toujours derrière les barreaux, selon des sources officielles.
Dans des propos publiés samedi, un membre d'une commission d'enquête parlementaire, a indiqué que la liste des 69 personnes avait été gonflée.
Selon lui, elle comprend "les personnes arrêtées, les personnes détenues dans des endroits inconnus, et celles ayant été tuées et portées disparues".
Depuis la présidentielle, l'opposition a également critiqué l'ayatollah Khamenei, notamment pour son soutien à M. Ahmadinejad.
Samedi, la télévision iranienne a rapporté que le guide suprême avait nommé Sadegh Ardeshir Larijani nouveau chef du pouvoir judiciaire, remplaçant Mahmoud Hachémi Shahroudi, avec un mandat de cinq ans.
Plusieurs sites internet de l'opposition, notamment Norooznews, avaient auparavant rapporté qu'un groupe d'anciens parlementaires dont le nombre n'est pas précisé, ont écrit à la puissante Assemblée des experts, qui supervise les activités du guide suprême, l'exhortant à enquêter pour voir si l'ayatollah Khamenei était apte à diriger le pays.
"Le leader suprême de la République islamique d'Iran a certaines responsabilités et il supervise les trois branches (...) nous vous demandons d'agir conformément à l'article 111 de la Constitution", ont-ils dit faisant référence à la clause appelant au renvoi du leader suprême s'il s'avère incapable de remplir ses obligations.
Il s'agit de la première attaque directe contre M. Khamenei.
"Certains jeunes qui scandaient des slogans ont été battus de telle manière qu'ils ont perdu la vie", a dit Mehdi Karoubi, ancien président du Parlement et candidat malheureux à la présidence, dans des déclarations publiées samedi dans son journal Etemad Melli.
Il a également affirmé que plusieurs contestataires avaient été torturés dans le centre de détention de Kahrizak, au sud de...


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