Israël et les Etats Unis s'acheminent vers "une collision" en raison de l'impasse où se trouve le processus de paix avec les Palestiniens et la Syrie, ont estimé mercredi des chercheurs du principal institut israélien d'études stratégiques.
"Ni l'accord conditionnel du Premier ministre Benjamin Netanyahu à la création d'un Etat palestinien, ni les ententes partielles entre Israël et Washington sur le dossier du nucléaire iranien, ne suffisent à empêcher les deux pays de se retrouver sur la voie d'une collision", ont estimé dans leur rapport annuel, les experts de l'Institut d'études sur la sécurité nationale (INSS), liée à l'université de Tel-Aviv.
Pour éviter une impasse prolongée et une confrontation avec Washington aux conséquences stratégiques "graves" pour Israël, ils préconisent qu'Israël "lance ses propres initiatives" tout en considérant que l'idée d'une "paix économique" prônée par M. Netanyahu ne pouvait constituer une solution.
Selon eux, ces initiatives doivent viser de "nouveaux accords intérimaires avec les Palestiniens", dans la perspective d'un règlement global à plus long terme, compte tenu de l'impossibilité à court terme de surmonter les divergences de fond et de la fracture du camp palestinien entre l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas et le mouvement islamiste Hamas qui contrôle la bande de Gaza.
"La perspective d'une collision avec Washington est très préoccupante, les responsables du département d'Etat en sont déjà à évoquer de possibles sanctions économiques", a affirmé à l'AFP l'un des auteurs du rapport, le général de réserve Shlomo Brom.
Mardi, un porte-parole du département d'Etat avait jugé "prématuré" de parler de pressions financières sur Israël pour obtenir un gel de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-est sans exclure totalement cette possibilité.
Tout en estimant que les "divergences avec Washington ne mettaient pas en question l'engagement fondamental des Etats-Unis pour assurer la sécurité d'Israël", Shlomo Brom a relevé leur impact négatif sur la coopération stratégique entre les deux pays.
Selon lui, ces tensions pourraient avoir pour conséquence un refus américain d'accéder à la demande d'Israël d'installer des systèmes d'avionique israéliens sur des avions F-35 qu'Israël veut acquérir aux Etats Unis.
"Le dialogue stratégique entre les deux pays est au point mort", dans la mesure où ce dialogue se déroule entre le président américain Barack Obama et M. Netanyahu, a poursuivi ce chercheur.
Concernant le conflit avec le Hamas, l'INSS estime que l'offensive israélienne du début de l'année dans la bande de Gaza, a apporté à Israël une "stabilité relative" basée sur la dissuasion.
Mais, selon Shlomo Brom et d'autres chercheurs, ce résultat aurait pu être atteint sans avoir recours à une guerre (qui a fait plus de 1.400 morts palestiniens) ou du moins par une opération plus brève et moins meurtrière.
La chercheuse Anat Kurz a envisagé pour sa part "une forme de dialogue avec le Hamas", en vue de "consolider le cessez-le-feu" tout en excluant des négociations de paix avec une organisation qui prône la destruction d'Israël.
Un autre chercheur, Ephraïm Kam, a pour sa part totalement exclu qu'Israël attaque les installations nucléaires iraniennes sans le feu vert des Etats-Unis.
"Ni l'accord conditionnel du Premier ministre Benjamin Netanyahu à la création d'un Etat palestinien, ni les ententes partielles entre Israël et Washington sur le dossier du nucléaire iranien, ne suffisent à empêcher les deux pays de se retrouver sur la voie d'une collision", ont estimé dans leur rapport annuel, les experts de l'Institut d'études sur la sécurité nationale (INSS), liée à l'université de Tel-Aviv.
Pour éviter une impasse prolongée et une...


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