Le gouvernement iranien est confronté à une "crise de crédibilité" avec son propre peuple et non avec l'Occident, a estimé jeudi le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband, dénonçant la "répression lourde" des manifestations après l'élection présidentielle.
"Il est certain qu'il y a eu une répression lourde en Iran, on l'a vu avec la répression des journalistes ainsi que les attaques contre les étrangers", a relevé M. Miliband lors d'une interview à la BBC.
"Mais je pense que la vérité, c'est qu'il y a une crise de crédibilité entre le gouvernement iranien et son propre peuple", a-t-il poursuivi. "Ce n'est pas une crise entre l'Iran et l'Amérique, ou entre l'Iran et la Grande-Bretagne, quoi que fasse le gouvernement iranien pour le laisser penser".
Ces déclarations interviennent alors que Londres et Téhéran ont expulsé en début de semaine deux diplomates chacun, les autorités iraniennes accusant la Grande-Bretagne de se mêler de ses affaires internes et de jouer un rôle dans la vague de contestation que connaît le pays.
"Les gens descendent dans la rue à cause de la crise de crédibilité sur les résultats des élections qui ont été annoncés", a insisté le secrétaire au Foreign Office.
"Ceci n'est ni provoqué ni organisé par la Grande-Bretagne (...) c'est une question que doit trancher le peuple iranien", a-t-il ajouté. "Il appartient au gouvernement iranien de protéger son propre peuple, pas d'en bafouer les droits".
Alors que le ton n'a cessé de monter entre Londres et Téhéran depuis une semaine, le correspondant de la BBC en Iran, Jon Leyne, soupçonné par l'Iran de soutenir les manifestations contre le pouvoir, a reçu le week end dernier l'ordre de quitter le pays.
M. Miliband a par ailleurs indiqué que le Foreign Office se renseignait sur la situation d'un journaliste gréco-britannique travaillant pour le Washington Times, Jason Fowden, dont Téhéran a récemment annoncé l'arrestation.
Depuis la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin, l'Iran est le théâtre de manifestations de protestation sans précédent depuis la révolution de 1979.
"Il est certain qu'il y a eu une répression lourde en Iran, on l'a vu avec la répression des journalistes ainsi que les attaques contre les étrangers", a relevé M. Miliband lors d'une interview à la BBC.
"Mais je pense que la vérité, c'est qu'il y a une crise de crédibilité entre le gouvernement iranien et son propre peuple", a-t-il poursuivi. "Ce n'est pas une crise entre l'Iran et l'Amérique, ou entre...


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