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Culture - Portrait

Wayne McGregor, un chorégraphe en tête d’affiche…

Ses créations de danse séduisent, irritent et dérangent. Pleins feux sur le « fulgurant » chorégraphe » anglais Wayne McGregor, impénitent tête d'affiche...
Grâce et fluidité sont l'apanage des spectacles de ce chorégraphe anglais de trente-neuf ans (qualifié de « surdoué » par la presse internationale), mais aussi provocation et dérangement font partie du menu.
Il ne faut surtout pas le confondre avec la tribu McGregor...Surtout ne pas le confondre avec l'acteur Ewan McGregor (amant fabuleux de Nicole Kidman dans Moulin Rouge), ni avec les extravagances vestimentaires du designer de la mode McGregor qui entortille, avec génie, couleurs et tissus dans tous les sens et toutes les formes.
Lui, c'est un monde absolument à part. Un monde où danser est priorité péremptoire pour un corps littéralement souple comme une liane. Et cette comparaison n'est guère une simple figure de style. Un corps qui ne devrait avoir « ni os, ni arêtes, ni articulations, ni jointures, ni saillies, ni ligament... » (dixit, sans pitié, le maître aux mouvements à effarer Margot Fonteyn dans sa tombe).
Pour McGregor, les danseurs doivent être hyperflexibles et rivaliser de virtuosité. Slogan draconien et sans recours pour une discipline de fer qui a porté le nom et l'empreinte de McGregor au haut des affiches des plus grandes salles de la planète.
Dans sa modernité décapante, sa vision innovatrice, sa gestuelle inhabituelle astreignant les danseurs aux contorsions les plus vertigineuses et les plus dangereuses, ses atmosphères à la fois mystérieuses, tranchantes et sensuelles, conciliant science, ordinateurs et univers numérique, on retrouve Wayne McGregor, véritable enfant du siècle, presque partout...
D'ailleurs, toutes les grandes scènes du monde le sollicitent et le public, épaté et pantois devant l'univers visuel, mécanique et serpentin à la fois, déployé avec tant de placidité et de froideur, en reste totalement bouche bée...
Avec chaussons en pointes ou pieds nus, la danse chez McGregor a quelque chose d'hallucinant.
Du Royal Ballet de Londres, où il est résident, au générique du film Harry Potter et la coupe de feu (comment pourrait-on régler sans lui ces cascades tout simplement « féeriques » et casse-cou ?), en passant par la comédie musicale du pantin Kirikiou au Casino de Paris (tirée du film de Michel Ocelet) et, pour finir, cerise sur le gâteau, invité de l'Opéra de Paris pour son opus Genus inspiré des théories de l'évolution de Darwin...
Bien sûr on s'excuse du peu pour cet audacieux et original chorégraphe des temps modernes, adepte chevronné de la danse fluide, à la tête déjà d'une des compagnies de danse les plus importantes de ces dernières années...
Elle se nomme « Randam Dance Company », et ses danseurs pluridisciplinaires ont été ovationnés à tout rompre, récemment, lors des remises des prix de la Danse Movementis à Berlin et que la chaîne Arte vient de retransmettre en direct...
Grand, mince, dégingandé, presque frère jumeau d'un elfe échappé des contes de Harry Potter. Sourire glacial de poker face, crâne lisse, piercings aux oreilles et cou immense, voilà Wayne McGregor, enfant de la génération Internet, expliquant devant les caméras ou en conférence de presse son art des mouvements ainsi que sa conception de l'éloquence des corps.
Il ne conçoit le corps humain que dans l'interactivité. Un corps en « caoutchouc » qui s'étire dans tous les sens et adopte avec aisance et naturel (mais qu'est-ce qui est naturel dans toutes ces contorsions ahurissantes ?) toutes les postures et toutes les positions.
Et ce n'est pas boutade lorsqu'il confie, en tout sérieux et guère pince-sans-rire : « J'aimerai que le public m'imagine sans os. »
 Né à Stockport en Grande-Bretagne le 12 mars 1970, il est vite formé (et attiré) à l'art du mouvement. De l'université de Bretton Hall, à New York, où il se perfectionne sous la férule de José Limon et Merce Cunningham, ce chorégraphe (sans dédaigner pour autant les prestations du danseur qu'il est) a la passion et la fascination d'un corps totalement « invertébré », libéré de toute contrainte, fluide comme du mercure...
Grâce et fluidité sont l'apanage des spectacles de ce chorégraphe anglais de trente-neuf ans (qualifié de « surdoué » par la presse internationale), mais aussi provocation et dérangement font partie du menu. Il ne faut surtout pas le confondre avec la tribu McGregor...Surtout ne pas le confondre avec l'acteur Ewan McGregor (amant fabuleux de Nicole Kidman dans Moulin Rouge), ni avec les extravagances vestimentaires du designer de la mode McGregor qui entortille, avec génie, couleurs et tissus dans tous les sens et toutes les formes.Lui, c'est un monde absolument à part. Un monde où danser est priorité péremptoire pour un corps littéralement souple comme une liane. Et cette comparaison n'est guère une simple figure de style. Un...
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