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Après l'élection en Iran, la relation avec Israël restera tendue (experts)

Les relations entre Israël et l'Iran devraient rester tendues quelle que soit l'issue de l'élection présidentielle en Iran qui aura lieu vendredi, estiment les analystes israéliens.

"Les décisions clefs dans le domaine nucléaire sont prises par le chef spirituel (Ali) Khamenei", et non pas le président, deuxième personnage de l'Etat, explique Dore Gold, président du Jerusalem Centre for Public Affair.

"Savoir qui est élu président n'est donc pas important", estime ce proche conseiller du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

D'autant, poursuit, cet ancien ambassadeur auprès des Nations unies, que "tous les candidats soutiennent la poursuite du programme nucléaire" en Iran.

Quatre candidats s'affronteront vendredi: l'actuel président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, soutenu implicitement par le guide suprême Ali Khamenei, Mir Hossein Moussavi, un conservateur modéré, ainsi que les outsiders Mehdi Karoubi (réformateur) et Mohsen Rezaï (conservateur).

Le dossier du nucléaire iranien est à l'origine de fortes tensions entre l'Iran et Israël qui, à l'instar des puissances occidentales, soupçonne Téhéran de développer clandestinement un programme militaire.

Les Iraniens démentent vouloir la bombe et ne manquent pas une occasion de rappeler qu'Israël est la seule puissance nucléaire au Proche-Orient.

M. Netanyahu qualifie le programme nucléaire iranien de "menace" pour son existence. Israël refuse à ce stade de renoncer officiellement à l'option militaire contre Téhéran.

De son côté, le président américain Barack Obama entend dissuader par le dialogue Téhéran de poursuivre son programme nucléaire, une démarche jugée à hauts risques par les responsables israéliens qui souhaitent qu'elle soit limitée dans le temps.

Barack Obama s'est accordé jusqu'à la fin de l'année pour juger du sérieux de l'Iran dans ce dossier.

Les prochains mois devraient être critiques, les services de renseignement israéliens estimant que l'Iran est bientôt à même de pouvoir mettre au point la bombe atomique, peut-être d'ici à 2010.

"L'impasse avec l'Iran va atteindre son comble à la fin de l'année et à ce moment-là, nous verrons si un leadership pragmatique accepte de se soumettre à la pression internationale et américaine ou opte pour la confrontation", affirme Ely Karmon, du Centre Inter-Disciplinaire de Herzliya.

Mais entre Israël et l'Iran, les sources de tensions ne manquent pas. L'Etat hébreu accuse Téhéran d'aider les organisations radicales islamistes, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien, tous deux ses ennemis jurés. Israël a mené une offensive militaire dévastatrice contre le Hamas dans la bande de Gaza fin 2008-début 2009, et affronté le Hezbollah pendant la seconde guerre du Liban, en 2006.

Enfin, Ahmadinejad a maintes fois affiché son intention de "rayer" Israël de la carte. Il y a une semaine, il s'en est une nouvelle fois pris à Israël en qualifiant la Shoah de "tromperie grossière". L'Iran ne reconnaît pas l'existence d'Israël.

Dans ce contexte, estime Menashe Amir, expert en affaires iraniennes, un président modéré qui affichera un changement de ton par rapport à cette rhétorique belliqueuse risque paradoxalement d'affaiblir les efforts de la communauté internationale pour dissuader l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.

"Si la vraie politique demeure la même, mais le ton plus apaisé, l'Iran pourrait réussir à endormir l'Occident tout en continuant de développer son programme nucléaire et comploter en Afghanistan, au Pakistan et empêcher la paix entre Israël et les Palestiniens", déclare-t-il.

Les relations entre Israël et l'Iran devraient rester tendues quelle que soit l'issue de l'élection présidentielle en Iran qui aura lieu vendredi, estiment les analystes israéliens.
"Les décisions clefs dans le domaine nucléaire sont prises par le chef spirituel (Ali) Khamenei", et non pas le président, deuxième personnage de l'Etat, explique Dore Gold, président du Jerusalem Centre for Public Affair.
"Savoir qui est élu président n'est donc pas important", estime ce proche conseiller du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
D'autant, poursuit, cet ancien ambassadeur auprès des Nations unies, que "tous les candidats soutiennent la poursuite du programme nucléaire" en Iran.
Quatre candidats s'affronteront vendredi: l'actuel...