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Législatives : juin 2009 - Sur le terrain

Forte mobilisation des chrétiens de la capitale

D'Achrafieh à Rmeil en passant par Saïfi, les bureaux de vote ont été pris d'assaut, sans qu'aucun incident majeur n'ait été signalé.
Les queues ont commencé à se former dès les premières heures dans les 129 bureaux de vote de la circonscription de Beyrouth I. Conscient de l'importance de son vote dans ces élections, l'électorat chrétien s'est mobilisé. À Achrafieh, à Saïfi et à Rmeil, les citoyens se sont déplacés en masse, après avoir longtemps boudé les urnes. Selon des sources concordantes, le taux de participation se situerait aux alentours de 35 %, « alors que seuls 23 % des chrétiens de Beyrouth avaient voté en 2005 », se félicite un délégué du 14 Mars. « Cette fois, notre voix compte », ajoute-t-il.
Qu'ils aient voté pour un camp ou pour l'autre, hier, les électeurs avaient tous la conviction de faire un choix déterminant.
L'enjeu est tel qu'ils n'ont pas hésité à attendre, parfois jusqu'à trois heures, pour déposer leur bulletin dans l'urne. « J'ai glissé une liste telle quelle, car il ne s'agit pas de personnes mais d'un projet, il s'agit de décider quel Liban nous voulons », témoigne un trentenaire, qui reconnaît n'avoir jamais participé à un scrutin auparavant.
Beaucoup de personnes âgées ont également fait le trajet, en dépit des files interminables et d'une chaleur écrasante. « Je suis venue avec mes enfants pour dire que nous voulons des réformes et du changement », affirme l'une d'entre elles.
D'autres, moins patients, ont préféré revenir. « La deuxième fois a été la bonne. Ce matin, il y avait trop de monde », raconte une femme d'un certain âge.
Les femmes, d'ailleurs, ont été très nombreuses à répondre à l'appel citoyen. Dans certaines écoles, les salles réservées aux femmes étaient beaucoup plus bondées que celles des hommes. L'affluence était telle que certaines électrices ont essayé de contourner la file, suscitant la colère des autres. De petits accrochages ont donc eu lieu dans les rangs des femmes, mais jamais sur le terrain politique.
Au-delà de ces incidents minimes, et malgré la réputation sulfureuse de certains d'entre eux, les habitants d'Achrafieh, de Rmeil et de Saïfi ont fait preuve hier d'un flegme et d'un civisme irréprochables.
Alors que la rue chrétienne semblait hier clairement, et presque équitablement, divisée entre le Courant patriotique libre (CPL) et le Tachnag d'un côté, les Forces libanaises (FL), les Kataëb, les partisans Michel Pharaon et ceux de Nayla Tuéni de l'autre, les deux camps ont évité toute provocation. À part la surenchère classique en matière de klaxons (avec une mélodie propre au CPL et une autre aux FL), les électeurs et les délégués des deux listes se côtoyaient en toute courtoisie, sous l'œil vigilant de l'armée libanaise, dans le respect de l'esprit démocratique. Enfin, dans l'esprit de la démocratie à la libanaise, avec ses spécificités. Car en l'absence de bulletins de vote officiels, des listes « truquées » ont inévitablement fait leur apparition. Des partisans du 14 Mars ont notamment accusé les délégués de Massoud Achkar, habillés en rouge comme ceux du 14 Mars « ce qui crée une certaine confusion chez l'électeur », de distribuer des listes du 14 Mars avec le nom de Massoud Achkar à la place de celui de Nadim Gemayel.
Certains électeurs ont également affirmé n'avoir pas trouvé leur nom alors qu'ils étaient inscrits sur les listes électorales.
D'autres critiques ont fusé sur le rôle joué par les forces de sécurité et par les chefs des bureaux de vote. « Les Forces de sécurité intérieure ont essayé de décourager nos partisans de voter », affirme une déléguée du CPL, tandis qu'un autre du camp adverse affirmait exactement le contraire.
Un observateur international a toutefois assuré qu'aucune violation majeure n'a été constatée.
Les queues ont commencé à se former dès les premières heures dans les 129 bureaux de vote de la circonscription de Beyrouth I. Conscient de l'importance de son vote dans ces élections, l'électorat chrétien s'est mobilisé. À Achrafieh, à Saïfi et à Rmeil, les citoyens se sont déplacés en masse, après avoir longtemps boudé les urnes. Selon des sources concordantes, le taux de participation se situerait aux alentours de 35 %, « alors que seuls 23 % des chrétiens de Beyrouth avaient voté en 2005 », se félicite un délégué du 14 Mars. « Cette fois, notre voix compte », ajoute-t-il.Qu'ils aient voté pour un camp ou pour l'autre,...