Le ministre saoudien de l'Intérieur, le prince Nayef ben Abdel Aziz, a rejeté les accusations de Bagdad selon lesquelles Ryad permet à ses ressortissants de rejoindre les rangs de l'insurrection sunnite, a rapporté samedi la presse saoudienne.
Illustrant les relations plus que dégradées entre les deux pays, le prince Nayef, également second vice-Premier ministre, a déclaré que c'était au contraire les autorités irakiennes qui ne prenaient pas suffisamment de mesures pour contrôler leurs frontières et que des Irakiens entraient illégalement en Arabie saoudite, selon le journal Al-Watan.
"Le gouvernement irakien sait d'où viennent les combattants (étrangers)", a déclaré le ministre, démentant que des Saoudiens se rendent clandestinement en Irak. "Le royaume ne souhaite que le bien et la stabilité de l'Irak, dans tous les domaines mais s'il existe quelqu'un en Irak qui travaille contre ses intérêts et s'attend au soutien du royaume, cela ne se produira pas", a-t-il poursuivi.
"Le royaume ne permettrait pas qu'il advienne du mal au gouvernement et au peuple irakiens", a-t-il ajouté.
Dans le passé, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, un chiite, a accusé l'Arabie saoudite, bastion du sunnisme, de ne pas en faire assez pour empêcher ses ressortissants de franchir la frontière et gagner les rangs de l'insurrection sunnite.
Jeudi, M. Maliki avait affirmé que l'Irak n'avait "pas l'intention de faire de nouveaux gestes de bonne volonté envers l'Arabie saoudite car (son) initiative envers ce pays a été interprétée à Ryad comme un signe de faiblesse".
M. Maliki faisait allusion au fait que, lors d'une conférence internationale sur l'Irak en mai 2007, le roi Abdallah avait refusé de le rencontrer, l'accusant "d'incarner les divisions confessionnelles".
L'Arabie saoudite n'a pas digéré de voir les sunnites perdre le pouvoir au profit de leurs frères ennemis musulmans chiites, à la suite de l'invasion conduite par les Etats-Unis en 2003, mettant fin à plus de 80 ans de domination sunnite.
L'Arabie saoudite a rétabli ses relations diplomatiques avec l'Irak en juillet 2004, mais elle n'a toujours pas envoyé d'ambassadeur à Bagdad.
Illustrant les relations plus que dégradées entre les deux pays, le prince Nayef, également second vice-Premier ministre, a déclaré que c'était au contraire les autorités irakiennes qui ne prenaient pas suffisamment de mesures pour contrôler leurs frontières et que des Irakiens entraient illégalement en Arabie saoudite, selon le journal Al-Watan.
"Le gouvernement irakien sait d'où viennent les combattants (étrangers)", a déclaré le ministre, démentant que des Saoudiens...

