Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a estimé lundi que le renforcement des relations entre l'Union européenne et Israël devait se poursuivre, au cours d'une conférence de presse commune à Rome avec son homologue israélien Avigdor Lieberman.
Le renforcement de ces relations "ne doit pas s'arrêter parce que l'Europe peut jouer un rôle majeur" dans le règlement de la crise au Proche-Orient, a fait valoir le ministre italien après avoir reçu le ministre ultra-nationaliste qui entame par l'Italie sa première tournée en Europe.
La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a affirmé la semaine dernière que le moment n'était pas "venu pour aller au-delà du niveau actuel des relations" UE-Israël, vu l'incertitude sur l'évolution du processus de paix et le refus du nouveau gouvernement israélien de s'engager en faveur d'une solution à deux Etats, palestinien et israélien.
M. Lieberman a pour sa part estimé au cours de cette conférence de presse que "le problème principal" dans la région, était "l'Iran qui se nucléarise et qui est un facteur déstabilisant pour toute la région et le monde entier".
Le chef de la diplomatie italienne lui a apporté son soutien, assurant que "toute la communauté internationale était préoccupée en raison de l'influence iranienne" dans la région.
"La compréhension pour les préoccupations d'Israël (en ce qui concerne l'Iran, ndlr) doit être totale", a assuré M. Frattini.
Le ministre israélien a lui aussi plaidé en faveur du renforcement des relations entre son pays et l'UE demandant de dissocier cette question de la résolution d'autres problèmes.
"Le renforcement de nos relations (...) ne doit pas être lié à d'autres problèmes", a-t-il dit.
M. Lieberman, qui est opposé à la création d'un Etat palestinien, a rappelé que toutes les tentatives de règlement entre Israéliens et Palestiniens avaient échoué ces 16 dernières années, depuis les accords d'Oslo en 1993, pour conclure que son gouvernement "ne veut pas proclamer des slogans mais obtenir des résultats".
"Nous cherchons à parvenir à une situation de stabilité durable" dans la région et de "prospérité économique", a-t-il dit.
"Je vous propose de vous armer de beaucoup de patience, notre gouvernement n'existe que depuis cinq semaines et nous n'avons pas de plans prêts pour tous les sujets", a conclu M. Lieberman.
L'Italie est l'un des plus fidèles alliés d'Israël en Europe depuis le retour de Silvio Berlusconi au pouvoir en 2008.
Le renforcement de ces relations "ne doit pas s'arrêter parce que l'Europe peut jouer un rôle majeur" dans le règlement de la crise au Proche-Orient, a fait valoir le ministre italien après avoir reçu le ministre ultra-nationaliste qui entame par l'Italie sa première tournée en Europe.
La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a affirmé la semaine dernière que le moment n'était pas "venu pour aller...

