Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Dix soldats tués en Turquie dans des attaques du PKK

Dix soldats turcs ont été tués mercredi dans le sud-est de la Turquie dans des attaques attribuées aux rebelles kurdes, mettant fin à plusieurs mois d'accalmie dans les combats entre l'armée et les séparatistes.

Dans une première attaque, neuf soldats ont été tués par un engin explosif, a déclaré le chef de l'armée, le général Ilker Basbug.

La bombe a explosé lorsqu'un véhicule blindé de transport de troupes passait sur une route près du village d'Abali, dans la province de Diyarbakir, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse à Ankara.

Il s'agit de la plus importante attaque du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit) de ces derniers mois.

Le véhicule transportait des soldats chargés précisément d'inspecter les routes, en quête d'éventuels engins explosifs et de mines, avant le passage d'un convoi.

"Le char est passé au même endroit, mais la charge a explosé lorsque le transport de troupes est passé", a ajouté le général Basbug, accusant le PKK.

Il a expliqué qu'il s'agissait "probablement d'un puissant engin artisanal déclenché à distance ou par un câble", car, a-t-il dit, "le fond du véhicule a un blindage de 4 à 4,5 cm d'épaisseur".

Le PKK utilise souvent des mines activées à distance dans ses attaques contre les forces de sécurité turques.

Dans un deuxième incident, un soldat turc a été tué par des tirs de rebelles près de Semdinli, à l'extrême sud-est du pays, à la frontière avec l'Irak et la Syrie, a souligné une source de sécurité locale.

Il faisait partie d'une patrouille qui rentrait d'une mission, a-t-on ajouté de même source.

"Ces incidents n'entament jamais la détermination et la volonté des forces de sécurité dans leur lutte contre le terrorisme", a ajouté le général.

Le PKK, une organisation classée comme terroriste par la Turquie, l'Union européenne et les Etats-Unis, a lancé en 1984 une campagne armée pour obtenir l'autonomie du sud-est turc. Le conflit a fait 45.000 morts, dont 40.000 rebelles, selon des chiffres donnés en avril par le général Basbug.

Selon Ankara, environ 2.000 rebelles du PKK sont repliés dans le nord de l'Irak, leur base arrière, d'où ils lancent des attaques en territoire turc. L'armée turque les bombarde régulièrement lors de raids aériens.

En novembre, l'Irak, la Turquie et les Etats-Unis ont formé une commission conjointe chargée d'évaluer la menace posée par le PKK.

Le général Basbug a une nouvelle fois exhorté les autorités kurdes d'Irak à chasser les rebelles de leur territoire. "Ils doivent participer activement à ce processus", a-t-il dit.

Il a aussi estimé qu'une disposition actuellement en vigueur pour obtenir la reddition des rebelles devait être rendue "plus attrayante" pour les membres du PKK.

"Il faut que les terroristes soient incités à se rendre", a-t-il souligné, appelant le gouvernement à mettre en oeuvre des mesures sociales comme des "centres" d'accueil spéciaux.

Le code pénal turc prévoit déjà une dispense de peine pour tout membre du PKK n'ayant pas commis de crime. Les résultats de cette mesure sont cependant limités.

Sur 1.238 rebelles qui se sont rendus ces dernières années, 675 ont immédiatement été libérés, a ajouté le général.

Les organisations kurdes réclament une amnistie totale pour les rebelles.

Dix soldats turcs ont été tués mercredi dans le sud-est de la Turquie dans des attaques attribuées aux rebelles kurdes, mettant fin à plusieurs mois d'accalmie dans les combats entre l'armée et les séparatistes.
Dans une première attaque, neuf soldats ont été tués par un engin explosif, a déclaré le chef de l'armée, le général Ilker Basbug.
La bombe a explosé lorsqu'un véhicule blindé de transport de troupes passait sur une route près du village d'Abali, dans la province de Diyarbakir, a-t-il précisé lors d'une conférence de presse à Ankara.
Il s'agit de la plus importante attaque du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit) de ces derniers mois.
Le...