Le président syrien Bachar el-Assad et son homologue autrichien Heinz Fischer ont souhaité voir l'accélération de la conclusion d'un accord d'association entre l'Union européenne (UE) et Damas, au premier jour d'une visite du chef d'Etat syrien à Vienne lundi.
"Le temps pour cela est venu", a estimé M. Fischer en soulignant que l'entrée en vigueur d'un tel accord, également préconisée par la France, serait "juste et utile".
M. Assad a, par ailleurs, exprimé le voeu que l'UE et les Etats-Unis s'engagent davantage dans le processus de paix au Proche-Orient, estimant que celui-ci devrait inclure la question palestinienne, la Syrie et le Liban.
Le président syrien a réaffirmé que pour Damas aucune perspective de paix avec Israël n'était envisageable sans "restitution" de la partie du plateau du Golan occupée par l'Etat hébreu.
Selon lui, il ne s'agit pas d'une question d'importance stratégique de ces terres mais plutôt du respect des droits territoriaux de la Syrie.
Le président autrichien a, de son côté, assuré que son pays, siégeant actuellement comme membre non permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, assumerait sa responsabilité de ce fait pour faire avancer le processus de paix au Proche-Orient.
M. Assad effectue une visite d'Etat de deux jours à Vienne avec son épouse Asma. Le couple a été reçu lundi avec les honneurs militaires dans la cour du palais présidentiel, l'ancien palais impérial Hofburg dans la capitale.
Outre son homologue autrichien, le président syrien doit également rencontrer le chancelier Werner Faymann et des représentants du monde économique au cours d'un forum avec des industriels mardi.
Placée sous haute protection policière, cette visite a été ponctuée lundi, en marge de la rencontre avec M. Fischer, par la manifestation d'une cinquantaine d'opposants syriens réclamant la libération des prisonniers politiques dans leur pays.
"Le temps pour cela est venu", a estimé M. Fischer en soulignant que l'entrée en vigueur d'un tel accord, également préconisée par la France, serait "juste et utile".
M. Assad a, par ailleurs, exprimé le voeu que l'UE et les Etats-Unis s'engagent davantage dans le processus de paix au Proche-Orient, estimant que celui-ci devrait inclure la question palestinienne, la Syrie et le Liban.
Le président syrien a réaffirmé que pour Damas aucune perspective de paix avec Israël...

