Le président turc Abdullah Gül a affirmé vendredi que les efforts faits par Ankara en vue d'une normalisation de ses relations avec Erevan profitaient aussi à l'Azerbaïdjan, en conflit avec l'Arménie pour la possession de l'enclave du Nagorny Karabakh.
"J'ai parlé très souvent avec Ilham Aliyev (le président de l'Azerbaïdjan) ces derniers temps", a déclaré M. Gül dans une conférence de presse.
"Notre avis commun est que tous ces travaux sont des travaux devant profiter à nos deux pays, l'Azerbaïdjan et la Turquie. Il n'y a pas de problème", a poursuivi le président, faisant allusion aux discussions entre Erevan et Ankara qui ont débouché mercredi sur une "feuille de route" visant à normaliser les relations bilatérales.
Bakou a prévenu jeudi son proche allié turc que ses efforts de réconciliation avec l'Arménie devaient être liés à un retrait arménien du Nagorny Karabakh. M. Gül s'est entretenu au téléphone le même jour avec M. Aliev.
Le ministre azerbaïdjanais de la Défense, Sefer Abiev, a rencontré vendredi à Ankara le chef d'état-major, le général Ilker Basbug, vraisemblablement pour évoquer le rapprochement arméno-turc.
La Turquie a fermé sa frontière avec l'Arménie en 1993 en soutien à l'Azerbaïdjan turcophone, Bakou étant en conflit avec Erevan pour le contrôle de la région du Nagorny Karabakh, enclave peuplée d'Arméniens en territoire azerbaïdjanais.
Ankara n'entretient pas de relations diplomatiques avec Erevan depuis l'indépendance de l'Arménie -naguère république soviétique- en 1991 en raison de divergences sur la question des massacres d'Arméniens survenus dans l'Empire ottoman entre 1915 et 1917.
Les massacres et déportations d'Arméniens pendant cette période ont fait plus d'un million et demi de morts selon les Arméniens, 300.000 à 500.000 selon la Turquie qui récuse catégoriquement la notion de génocide reconnue notamment par la France, le Canada et le Parlement européen.
"J'ai parlé très souvent avec Ilham Aliyev (le président de l'Azerbaïdjan) ces derniers temps", a déclaré M. Gül dans une conférence de presse.
"Notre avis commun est que tous ces travaux sont des travaux devant profiter à nos deux pays, l'Azerbaïdjan et la Turquie. Il n'y a pas de problème", a poursuivi le président, faisant allusion aux discussions entre Erevan et Ankara qui ont débouché mercredi sur une "feuille de route" visant à normaliser les...

