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Culture - Festival Bipod

« Arirang », ou le mal d’amour

Sur les rythmes de la plus célèbre chanson traditionnelle coréenne « Arirang », la chorégraphe Kyung-Shil Choi a sondé l'âme intérieure des êtres humains. Une chorégraphie libre et débridée qui a ému le public d'al-Madina.
Nom d'un passage montagneux, Arirang est également une chanson bien connue en Corée qui décrit les efforts éprouvés par les voyageurs alors qu'ils tentaient de traverser le col.
Mais Arirang symbolise également la nostalgie de l'individu pour la nature en voie de disparition et le désir de liberté et de paix dans un monde où la force et le chaos sont devenus pouvoir suprême. La compagnie de danse Kyung-Shil Choi réalise, sous un éclairage à couleur mystique, une véritable radioscopie du corps dont les moindres mouvements, détachés de l'intellect et de la technique, sont décortiqués. En somme, le corps à l'état brut, dénudé de tout.
C'est le mal d'amour ou « lovesickness » qui est exprimé dans ces mouvements très contemporains et abstraits, qui épousent les airs lascifs et enivrants de la musique coréenne. Quatre corps s'enlacent, s'enchevêtrent, se séparent pour ne plus former que des circonvolutions dans l'espace et se rabattre fatalement sur le sol. Une danse tantôt folle, tantôt très tranquille, d'une lenteur qui pourrait évoquer les siècles passés pas encore rattrapés par la trépidante modernité. Individuellement ou en groupe, l'être apparaît comme une entité toujours solitaire, à la recherche de gestes qui le rapprochent de l'autre. Par des rythmes répétitifs et parfois monotones car ils expriment le quotidien, les danseurs tentent d'améliorer leur réalité. Tordant à l'extrême des gestes d'apparence inflexibles et jouant de l'élasticité du corps, la compagnie de danse Kyung-Shil Choi crée des cercles hypnotiques emportant le public dans une autre
dimension.
Cette danse est une danse d'humanité qui fait tomber les barrières et jette des passerelles entre les humains.
Car, malgré les différences culturelles et de langues, la troupe coréenne a réussi à établir une bulle intime, poreuse, où tout le monde pourrait se retrouver et se comprendre. Un spectacle atypique et troublant de beauté.
Nom d'un passage montagneux, Arirang est également une chanson bien connue en Corée qui décrit les efforts éprouvés par les voyageurs alors qu'ils tentaient de traverser le col. Mais Arirang symbolise également la nostalgie de l'individu pour la nature en voie de disparition et le désir de liberté et de paix dans un monde où la force et le chaos sont devenus pouvoir suprême. La compagnie de danse Kyung-Shil Choi réalise, sous un éclairage à couleur mystique, une véritable radioscopie du corps dont les moindres mouvements, détachés de l'intellect et de la technique, sont décortiqués. En somme, le corps à l'état brut, dénudé de tout.C'est le mal d'amour ou...
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