Les députés irakiens tenteront une nouvelle fois dimanche d'élire le président du Parlement, quatre mois après la démission de Mahmoud al-Machhadani pour avoir insulté ses collègues, a annoncé vendredi le Parlement.
"L'élection aura lieu dimanche", selon un communiqué qui précise que les candidatures peuvent être déposées depuis jeudi. Le vote aura lieu à huis clos, selon une source au Parlement.
Le poste revient de fait aux sunnites mais depuis la démission de M. Machhadani, les élus sunnites, profondément divisés, n'ont pas réussi à s'accorder sur un candidat de consensus.
Un président sera élu s'il enlève la majorité absolue des sièges (138 voix), précise le communiqué.
Dans le cas contraire, un deuxième tour sera organisé entre les deux candidats arrivés en tête. Si aucun d'eux n'obtient les 138 voix requises, un troisième vote aura lieu sur le seul nom du candidat arrivé en tête, pour voir s'il peut obtenir les 138 suffrages.
En février, les députés avaient échoué à élire leur président.
Iyad al-Samarraï, du Parti islamique, un critique du Premier ministre Nouri al-Maliki, était arrivé en tête au deuxième tour avec 136 voix, à deux suffrages de la majorité absolue requise.
Le Parti islamique est la principale composante du Front de la Concorde irakienne, le plus important groupe parlementaire sunnite.
Khalil Jaddoua, du Conseil du dialogue national, avait obtenu 81 voix.
Vingt députés avaient voté blanc. Sur les 275 membres du Parlement, 237 étaient présents.
M. Machhadani avait démissionné en décembre lors d'une séance houleuse en plein examen d'un projet de loi autorisant les troupes étrangères, à l'exception des troupes américaines, à rester en Irak jusqu'à la fin juillet 2009.
Enervé par ces débats, M. Machhadani avait traité de "chiens" certaines de ses collègues.
"L'élection aura lieu dimanche", selon un communiqué qui précise que les candidatures peuvent être déposées depuis jeudi. Le vote aura lieu à huis clos, selon une source au Parlement.
Le poste revient de fait aux sunnites mais depuis la démission de M. Machhadani, les élus sunnites, profondément divisés, n'ont pas réussi à s'accorder sur un candidat de consensus.
Un président sera élu s'il enlève la majorité absolue des sièges (138 voix),...

