Alors que les manifestations à connotation politique engrangeaient des masses populaires de pôles adverses, l'infatigable artiste continuait son bout de chemin en montant ses spectacles sans jamais baisser les bras. Il y eut même une année où l'on se demandait si quelqu'un oserait aller y assister, mais pour Rajeh « The show must go on ». Le voilà maintenant qu'il recueille les fruits de ce qu'il a longtemps semé.
« Tout n'aurait pas été possible si les centres culturels établis au Liban ne m'avaient pas appuyé et cru en ce festival. Sans le Goethe Institut, le Cervantès ou le CCF, qui ont permis la bonne marche d'une certaine logistique (déplacements et logement des artistes), et des fondations européennes qui ont assumé la venue des troupes arabes, cette manifestation n'aurait pas pu survivre. Certes, le ministère de la Culture, d'abord en la personne de Tarek Mitri et ensuite Tammam Salam, a contribué à instaurer ce rendez-vous annuel, mais dans les limites du possible, vu le maigre budget accordé à ce ministère », ajoute-t-il.
Enfin, cette plate-forme artistique qui vise à libérer la danse contemporaine et à établir un vocabulaire plus débridé permettra à un « work in progress » (travail en marche), signé Rajeh, de prendre forme, avec la participation du public. Réalisé par Maqamat-Omar Rajeh, ce spectacle devra voir le jour vers juin-juillet pour être présenté sur les scènes européennes, telles que l'Allemagne, la France, la Hollande et la Belgique.


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