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Culture - Danse

« Bipod », c’est parti

Le festival de danse contemporaine démarre ce soir au Madina pour se terminer le 30 avril. Quinze jours de danse, d'expériences artistiques partagées en ateliers, sessions et autres rencontres. C'est avec un immense plaisir qu'Omar Rajeh fête la cinquième édition de « Bipod » sur les planches de trois théâtres beyrouthins.
Depuis des années, il n'a pas cessé d'enfiler des habits de scène pour évoluer sur les planches de Beyrouth et d'autres capitales. De ses années d'études à Londres à son parcours dans la troupe de Carcalla, le jeune danseur, devenu chorégraphe, porte aujourd'hui une troisième casquette, celle de directeur de festival. Un travail assez épuisant, vu que Omar Rajeh ne fait jamais rien à moitié. Passionné, dévoué à ce qu'il considère un peu comme une « mission », le chorégraphe se dit aujourd'hui satisfait de ce qu'il a accompli. Plus de dix-sept troupes venues de tous les coins du monde (pays arabes et européens) et plus de quatre-vingt-seize invités de marque qui seront présents à cette grande manifestation artistique. « Alors qu'en 2004, nous comptions un public de huit cents personnes, les chiffres, l'an passé, atteignaient trois mille cinq cents », avoue Rajeh. Ce qui a commencé donc par être une simple ébauche est devenu actuellement le rendez-vous incontournable de l'année. Un pari réussi, dont il est le premier à s'étonner. « Il y avait un manque sur la scène libanaise et je crois que nous avons réussi au cours de ces années à le combler », poursuit Omar Rajeh qui, un jour, après des études approfondies de danse à l'étranger, a décidé de rentrer au Liban et d'y rester.
Alors que les manifestations à connotation politique engrangeaient des masses populaires de pôles adverses, l'infatigable artiste continuait son bout de chemin en montant ses spectacles sans jamais baisser les bras. Il y eut même une année où l'on se demandait si quelqu'un oserait aller y assister, mais pour Rajeh « The show must go on ». Le voilà maintenant qu'il recueille les fruits de ce qu'il a longtemps semé.
« Tout n'aurait pas été possible si les centres culturels établis au Liban ne m'avaient pas appuyé et cru en ce festival. Sans le Goethe Institut, le Cervantès ou le CCF, qui ont permis la bonne marche d'une certaine logistique (déplacements et logement des artistes), et des fondations européennes qui ont assumé la venue des troupes arabes, cette manifestation n'aurait pas pu survivre. Certes, le ministère de la Culture, d'abord en la personne de Tarek Mitri et ensuite Tammam Salam, a contribué à instaurer ce rendez-vous annuel, mais dans les limites du possible, vu le maigre budget accordé à ce ministère », ajoute-t-il.
Enfin, cette plate-forme artistique qui vise à libérer la danse contemporaine et à établir un vocabulaire plus débridé permettra à un « work in progress » (travail en marche), signé Rajeh, de prendre forme, avec la participation du public. Réalisé par Maqamat-Omar Rajeh, ce spectacle devra voir le jour vers juin-juillet pour être présenté sur les scènes européennes, telles que l'Allemagne, la France, la Hollande et la Belgique.
Depuis des années, il n'a pas cessé d'enfiler des habits de scène pour évoluer sur les planches de Beyrouth et d'autres capitales. De ses années d'études à Londres à son parcours dans la troupe de Carcalla, le jeune danseur, devenu chorégraphe, porte aujourd'hui une troisième casquette, celle de directeur de festival. Un travail assez épuisant, vu que Omar Rajeh ne fait jamais rien à moitié. Passionné, dévoué à ce qu'il considère un peu comme une « mission », le chorégraphe se dit aujourd'hui satisfait de ce qu'il a accompli. Plus de dix-sept troupes venues de tous les coins du monde (pays arabes et européens) et plus de quatre-vingt-seize invités de marque qui seront...
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