Le procureur général égyptien a ordonné jeudi que les 49 personnes accusées d'avoir planifié des attaques en Egypte pour le compte du Hezbollah restent en détention pendant 15 jours supplémentaires pour les besoins de l'enquête, a indiqué une source judiciaire.
"Le procureur général a décidé de garder les membres du groupe lié au Hezbollah pendant 15 jours pour qu'ils soient interrogés. Ils sont soupçonnés d'être membres d'une organisation clandestine appelant à la rébellion contre le régime", a précisé cette source.
Mercredi, le procureur, Abdel Meguid Mahmoud, avait indiqué dans un communiqué qu'une enquête de la sécurité d'Etat avait déterminé que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait chargé les hommes de perpétrer des attaques en Egypte.
Les suspects sont également accusés d'espionnage, de faire du prosélytisme chiite, d'avoir falsifié des documents officiels et fabriqué des engins explosifs.
A Beyrouth, le Hezbollah s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat.
La date à laquelle le groupe a été arrêté n'a pas été précisée. La détention provisoire en Egypte peut être renouvelée de 15 jours en 15 jours pendant six mois, jusqu'à ce que le parquet décide d'inculper les suspects ou de les relâcher.
Montasser el-Zayyat, un avocat représentant quelques-uns des suspects, a affirmé que les familles l'avaient désigné mais qu'il n'avait pas été autorisé à voir ses clients ou à assister aux interrogatoires.
"Mon impression est que cette affaire a été montée de toutes pièces par les services de sécurité égyptiens dans un contexte de mauvaises relations entre le Hezbollah et l'Egypte. C'est un moyen de pression", a-t-il affirmé, ajoutant que des Palestiniens et des Libanais figuraient parmi les suspects.
En janvier, en pleine offensive israélienne contre le Hamas, Hassan Nasrallah s'en était violemment pris à l'Egypte, appelant les Egyptiens à manifester "par millions" pour obtenir l'ouverture du terminal de Rafah.
Le Caire avait vivement réagi, en le qualifiant d'"agent" de Téhéran.
L'Egypte accuse l'Iran, très majoritairement chiite et qui soutient le Hezbollah, de vouloir dominer le Moyen-Orient.
"Le procureur général a décidé de garder les membres du groupe lié au Hezbollah pendant 15 jours pour qu'ils soient interrogés. Ils sont soupçonnés d'être membres d'une organisation clandestine appelant à la rébellion contre le régime", a précisé cette source.
Mercredi, le procureur, Abdel Meguid Mahmoud, avait indiqué dans un communiqué qu'une enquête de la sécurité d'Etat avait...

