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Discours d'Obama : les Arabes espèrent un changement

Le monde arabe a espéré mardi une nouvelle politique américaine au Proche-Orient au lendemain du discours du président Barack Obama en faveur d'un Etat palestinien et de sa main tendue aux musulmans.

Mais le nouveau gouvernement israélien, dirigé par le faucon Benjamin Netanyahu, a paru craindre de se retrouver en porte-à-faux avec son principal allié, surtout que le Premier ministre de droite est hostile à la création d'un Etat palestinien souverain.

Israël s'est officiellement félicité de "l'engagement du président Obama en faveur de la sécurité d'Israël et de la poursuite de la paix". Mais un proche de M. Netanyahu, le ministre de l'Environnement Gilad Erdan, s'est dit opposé à des concessions aux Palestiniens.

"La politique de concessions menée par les trois derniers gouvernements israéliens a été interprétée comme un signe de faiblesse par les Palestiniens et elle ne nous a pas rapprochés de la paix, au contraire cela nous en a éloignés", a-t-il affirmé après avoir dit qu'Israël "ne prenait pas ses ordres auprès du président Obama".

Lundi devant le Parlement turc, M. Obama a affirmé que "les Etats-Unis soutenaient fermement l'objectif de deux Etats, Israël et la Palestine, cohabitant dans la paix et la sécurité. C'est l'objectif que les parties concernées ont convenu d'atteindre dans la Feuille de route et à Annapolis".

Côté palestinien, l'un des principaux négociateurs Saëb Erakat s'est "grandement félicité" de ces propos "confirmant le principe d'une solution à deux Etats".

Il a dit espérer que "le gouvernement israélien comprendrait que le chemin mettant fin à l'occupation des territoires palestiniens et arabes depuis 1967 et le début d'une solution à deux Etats est la voie unique pour la paix".

Ailleurs dans le monde arabe, la Syrie, dont une partie du territoire -le plateau du Golan-, est occupée par Israël, a espéré que l'administration Obama cesserait d'apporter un soutien inconditionnel à Israël.

Le discours de M. Obama est "important" et "positif" et "reflète une orientation claire pour une solution" au Moyen-Orient "basée sur deux Etats", a dit le chef de la diplomatie Walid Mouallem au journal libanais As-Safir. "Mais nous devons savoir quel sera le comportement des Etats Unis avec un gouvernement israélien qui représente l'extrême droite".

En Egypte, le ministre des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a salué les déclarations de M. Obama qui a affirmé que les Etats-Unis "ne sont pas en guerre contre l'islam".

Il s'agit "d'un premier pas important vers une baisse des tensions qui ont existé ces dernières années entre le monde arabe d'un côté, les Etats-Unis et l'Occident de l'autre et vers la reconstruction de la confiance entre les Etats-Unis et plus d'un milliard de musulmans dans le monde", a-t-il dit.

La presse arabe a abondé dans le même sens.

Pour le quotidien panarabe Asharq al-Awsat, M. Obama a cherché en Turquie "à reconstruire la relation avec les musulmans" après la présidence de George W. Bush.

Sous le titre "Obama ... le dirigeant modeste", le journal saoudien Al-Riyadh estime qu'Obama "veut régler ses différends avec le monde par la participation et la coopération, sans arrogance".

Le monde arabe a espéré mardi une nouvelle politique américaine au Proche-Orient au lendemain du discours du président Barack Obama en faveur d'un Etat palestinien et de sa main tendue aux musulmans.
Mais le nouveau gouvernement israélien, dirigé par le faucon Benjamin Netanyahu, a paru craindre de se retrouver en porte-à-faux avec son principal allié, surtout que le Premier ministre de droite est hostile à la création d'un Etat palestinien souverain.
Israël s'est officiellement félicité de "l'engagement du président Obama en faveur de la sécurité d'Israël et de la poursuite de la paix". Mais un proche de M. Netanyahu, le ministre de l'Environnement Gilad Erdan, s'est dit opposé à des concessions aux...