Le président américain Barack Obama est arrivé mardi à Bagdad pour une visite surprise, la première depuis son élection à la Maison Blanche, alors que l'Irak connaît depuis plusieurs semaines un regain de violences.
Il s'est rendu immédiatement en convoi au Camp Victory, la plus grande base militaire américaine du pays, mitoyenne de l'aéroport de la capitale, pour y rencontrer le commandant en chef des forces américaines en Irak, le général Ray Odierno, et distribuer dix médailles à des soldats, a rapporté un journaliste de l'AFP l'accompagnant.
Mais, en raison des mauvaises conditions météorologiques qui l'empêchent de rejoindre le centre de Bagdad en hélicoptère, M. Obama ne doit avoir que des conversations téléphoniques avec le Premier ministre Nouri al-Maliki et le président Jalal Talabani, selon un porte-parole de la Maison Blanche.
Au terme d'une tournée européenne achevée en Turquie, où il a tenté de rassurer le monde musulman, M. Obama est arrivé peu après 16H30 (13H30 GMT) à l'aéroport international de Bagdad.
Sa visite intervient alors que l'Irak, et notamment Bagdad, connaît un regain de violences après plusieurs mois de baisse des attentats.
Ces deux dernières semaines, le nombre d'attentats à la bombe est passé de 69 à 103, les explosions de véhicules piégés de 4 à 10 et les tirs d'armes automatique de 32 à 43. Les tirs de mortier sont aussi en progression, selon des sources au sein des services de sécurité irakiens.
Lundi, six voitures piégées ont explosé en quelques heures dans la capitale irakienne, dans des quartiers majoritairement chiites, tuant 34 personnes et en blessant près de 130.
Cette série d'attentats a rappelé les pires heures des violences en 2006 et 2007.
Mardi matin, un attentat à la voiture piégée dans le quartier chiite de Kazamiyah, dans l'ouest de Bagdad, a fait au moins huit morts et 20 blessés.
Par ailleurs, au moins quatre attentats suicide ont fait 30 morts en moyenne en mars à Bagdad.
L'armée américaine et les autorités irakiennes ont accusé Al-Qaïda d'être à l'origine de ces attaques.
Le gouvernement irakien a également mis en cause des partisans du parti Baas interdit de l'ancien président irakien Saddam Hussein.
Fin mars, le président américain avait annoncé qu'il n'entendait pas accélérer le retrait des troupes d'Irak, estimant que, si les choses évoluaient "dans la bonne direction", le pays avait encore besoin de l'aide des Etats-Unis.
"Nous avons encore beaucoup à faire, nous devons encore former les forces irakiennes pour qu'elles améliorent leurs capacités", avait estimé M. Obama.
De son côté, le commandement américain en Irak s'est toujours montré prudent en rappelant que le réseau Al-Qaïda, même affaibli, conservait sa capacité à mener des opérations à grande échelle.
C'est la troisième visite en Irak de M. Obama mais la première depuis sa prise de fonction à la Maison Blanche en janvier.
En janvier 2006, il avait effectué un passage rapide en Irak et en juillet 2008, il avait fait une visite le conduisant à Bassorah (sud), Bagdad et Ramadi, ancien bastion de l'insurrection sunnite anti-américaine.
Alors candidat démocrate à la présidence, le sénateur de l'Illinois, qui s'était opposé à l'intervention américaine, promettait un retrait en 16 mois des troupes américaines d'Irak après son investiture.
Fin février, il a annoncé que le gros des 140.000 soldats actuellement déployés en Irak auront quitté le pays d'ici le 31 août 2010 et qu'il ne resterait qu'une force résiduelle de 35.000 à 50.000 hommes.
Conformément à l'accord de sécurité signé en novembre entre Bagdad et Washington, les derniers soldats américains doivent avoir quitté l'Irak fin décembre 2011, soit plus de huit ans après l'invasion du pays et la chute de Saddam Hussein.
Il s'est rendu immédiatement en convoi au Camp Victory, la plus grande base militaire américaine du pays, mitoyenne de l'aéroport de la capitale, pour y rencontrer le commandant en chef des forces américaines en Irak, le général Ray Odierno, et distribuer dix médailles à des soldats, a rapporté un journaliste de l'AFP l'accompagnant.
Mais, en raison des mauvaises conditions météorologiques qui l'empêchent de rejoindre le centre de Bagdad en hélicoptère, M. Obama ne doit avoir...

