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Culture

Monsieur Kawasaki, sa guitare et le jazz

Un vent de jazz nippon a soufflé sur Beyrouth. Ryo Kawasaki, présenté comme une légende du jazz et de la guitare, s'est assuré la collaboration des Libanais Omar Harb et Fouad Afra, excellents bassiste et batteur, pour une tournée de quelques clubs qui s'est soldée, au bout d'une semaine, par une soirée au théâtre Babel.
«Bonsoir. Nous sommes là pour jouer de la musique, donc je ne vais pas beaucoup parler.» Le ton est direct, Ryo Kawasaki prend au sérieux sa mission d'artiste. Sur scène, son attitude est d'abord discrète, style nippon oblige. Les jambes inlassablement fléchies, son corps se confondrait presque avec sa guitare. Trois instruments et quelques notes plus tard, l'ambiance n'est plus la même. Le public est conquis, Kawasaki ose quelques pas de danse, parle à sa guitare.
Les applaudissements sont réguliers. La musique a certainement inspiré les personnes présentes, lesquelles y trouvent de « bonnes vibrations », « plusieurs tonalités », ou encore un mélange surprenant. Le trio a fait honneur à de nombreuses compositions dont quelques-unes fignolées par monsieur Kawasaki himself. Les titres sont parfois doux, parfois pincés, toujours originaux, à l'instar du morceau qu'il a, dit-il, créé pour son «petit chien». À souligner également l'association heureuse et talentueuse avec Fouad Afra et Omar Harb qui a produit une musique de qualité, mais aussi un bel exemple de mixité culturelle.

Malak BENNIS
Un vent de jazz nippon a soufflé sur Beyrouth. Ryo Kawasaki, présenté comme une légende du jazz et de la guitare, s'est assuré la collaboration des Libanais Omar Harb et Fouad Afra, excellents bassiste et batteur, pour une tournée de quelques clubs qui s'est soldée, au bout d'une semaine, par une soirée au théâtre Babel. «Bonsoir. Nous sommes là pour jouer de la musique, donc je ne vais pas beaucoup parler.» Le ton est direct, Ryo Kawasaki prend au sérieux sa mission d'artiste. Sur scène, son attitude est d'abord discrète, style nippon oblige. Les jambes inlassablement fléchies, son corps se confondrait presque avec sa guitare. Trois instruments et quelques notes plus tard, l'ambiance n'est plus la même. Le public est...
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