Les 28 dirigeants de l'Otan reprennent samedi un sommet axé sur l'Afghanistan et cherchent un accord sur le nouveau secrétaire général de l'Otan, après un blocage du favori danois par la Turquie.
A Strasbourg (est de la France), désertée de ses habitants et quadrillée par la police, plusieurs manifestations de petits groupes de militants, cherchant à perturber le sommet, ont émaillé le début de la journée.
La police a repoussé plusieurs centaines de militants anti-Otan qui tentaient de s'approcher du centre de la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour repousser une centaine d'entre eux. Des pacifistes "No Nato" (non à l'Otan), incluant de nombreux ressortissants italiens, qui s'étaient réunis près de l'université ont également essuyé des tirs de gaz.
"On est en train de gagner la guerre", s'est félicité un policier français satisfait que les forces de l'ordre soient parvenues à contenir jusqu'à présent les manifestants.
Quelque 3.000 journalistes ont été contraints de faire 3 km à pied pour rejoindre le centre de presse, les tramways étant paralysés par ces manifestations.
Les anti-Otan ont appelé à une manifestation "monstre" samedi, à l'issue du sommet, à Strasbourg. Les collectifs anti-Otan attendent de 30.000 à 60.000 manifestants.
Après une traversée symbolique du Rhin, les dirigeants de l'Otan doivent faire le point sur la mobilisation de renforts en Afghanistan, où les Américains et leurs alliés ne parviennent pas à enrayer les attaques des talibans.
Emmenés par un président américain Barack Obama conciliant, qui a déployé toute sa diplomatie pendant ses premières rencontres vendredi avec son homologue français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, ils doivent également discuter de leurs rapports avec la Russie.
Le président Obama, qui a déjà décidé l'envoi de 21.000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, a prévenu vendredi les Européens que les Etats-Unis ne pouvaient pas porter seuls le fardeau de la guerre contre les talibans et leurs alliés d'Al-Qaïda.
En raison de la proximité de ses bases arrières en Afghanistan et au Pakistan, "il est sans doute plus vraisemblable qu'Al-Qaïda lance une grave attaque terroriste en Europe qu'aux Etats-Unis", a mis en garde M. Obama.
Les Européens préfèrent se concentrer sur la formation de la police et l'aide au développement. Mais pour assurer la sécurité de l'élection présidentielle d'août en Afghanistan, les dirigeants de l'Alliance devraient annoncer l'envoi au moins temporaire de quatre bataillons, soit 3.000 à 4.000 hommes.
Lors d'un dîner de travail à Baden-Baden (Allemagne) vendredi soir, ils ont échoué à s'entendre sur le nom du prochain secrétaire général de l'Otan. La Turquie a publiquement exprimé ses réserves sur le favori, le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, soutenu par Berlin, Paris, Londres et Washington.
Les discussions devaient reprendre samedi, a indiqué le porte-parole de l'Otan James Appathurai.
Les pays alliés ont également abordé la question des relations difficiles que l'Alliance atlantique entretient avec la Russie. Leur conclusion unanime a été que l'Otan "doit continuer à discuter avec la Russie, y compris sur les points de désaccord".
A Strasbourg (est de la France), désertée de ses habitants et quadrillée par la police, plusieurs manifestations de petits groupes de militants, cherchant à perturber le sommet, ont émaillé le début de la journée.
La police a repoussé plusieurs centaines de militants anti-Otan qui tentaient de s'approcher du centre de la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour repousser une centaine d'entre eux. Des pacifistes "No Nato" (non à l'Otan), incluant de nombreux...

