Le Premier ministre palestinien démissionnaire Salam Fayyad, qui devait quitter ses fonctions fin mars, a annoncé mercredi qu'il resterait en poste en attendant l'issue du dialogue de réconciliation interpalestinien au Caire.
"Mon maintien en poste vient d'un souci de ne pas provoquer de vide constitutionnel", a affirmé M. Fayyad à l'AFP.
M. Fayyad avait annoncé le 7 mars avoir présenté la démission de son gouvernement au président Mahmoud Abbas afin d'ouvrir la voie à un cabinet de "consensus national" dans le cadre d'une réconciliation entre le Fatah et le mouvement islamiste Hamas.
"Cette démission devient effective dès la formation d'un gouvernement de consensus national, au plus tard à la fin du mois en cours", avait indiqué le bureau de M. Fayyad dans un communiqué.
Mais le dialogue entre les deux mouvements rivaux au Caire sous les auspices de l'Egypte, censé déboucher sur un gouvernement de consensus, n'a pas encore abouti. Il a repris mercredi dans la capitale égyptienne sous le patronage du chef des renseignements égyptiens, Omar Souleimane.
"La question est entre les mains du président Abbas et nous attendons son retour et nous espérons que le dialogue au Caire va déboucher sur la création d'un gouvernement de consensus national", a ajouté M. Fayyad.
M. Abbas doit regagner la Cisjordanie jeudi après avoir participé au Qatar lundi et mardi au sommet arabe et au sommet entre les pays arabes et ceux de l'Amérique latine.
"Le gouvernement a présenté sa démission pour faciliter le dialogue national mais cette démission n'a pas été acceptée. Nous verrons ce que nous ferons après le nouveau round de dialogue, après consultation avec nos frères arabes", a affirmé M. Abbas à l'agence officielle palestinienne WAFA.
"Nous ne pouvons pas laisser le pays sans gouvernement", a-t-il ajouté.
Le Fatah et le Hamas sont en conflit depuis que ce dernier a violemment pris le contrôle de la bande de Gaza en juin 2007 en mettant en déroute les services de sécurité fidèles à M. Abbas.
Ce coup de force est survenu après 18 mois de coexistence houleuse au sein de l'Autorité palestinienne entre le Fatah et le Hamas, parti majoritaire au Parlement palestinien.
Un précédent round de pourparlers au Caire avait été suspendu le 19 mars en raison de désaccords sur la mise en place d'un gouvernement d'union et son programme.
Ancien haut fonctionnaire du Fonds monétaire international (FMI), M. Fayyad, un homme politique indépendant, avait été nommé Premier ministre en juin 2007 après le coup de force du Hamas et le limogeage par M. Abbas du gouvernement dominé par le mouvement islamiste.
"Mon maintien en poste vient d'un souci de ne pas provoquer de vide constitutionnel", a affirmé M. Fayyad à l'AFP.
M. Fayyad avait annoncé le 7 mars avoir présenté la démission de son gouvernement au président Mahmoud Abbas afin d'ouvrir la voie à un cabinet de "consensus national" dans le cadre d'une réconciliation entre le Fatah et le mouvement islamiste Hamas.
"Cette démission devient effective dès la formation d'un gouvernement de consensus national, au plus tard à la fin du mois en cours", avait...


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