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L'Irak se félicite d'un meilleur contrôle syrien de la frontière

L'Irak a jugé mercredi que son voisin syrien avait rendu ces "derniers mois" sa frontière moins poreuse pour les jihadistes responsables d'attentats sanglants contre ses civils et les forces américaines. "La coopération en matière de sécurité est bien meilleure qu'auparavant, spécialement durant ces derniers mois", a déclaré le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari lors d'une conférence de presse commune à Bagdad avec son homologue syrien Walid Mouallem.

Rompues en 1980, les relations diplomatiques entre les deux pays avaient été rétablies en novembre 2006 mais le rapprochement avait été freiné car Bagdad accusait Damas de fermer les yeux ou même d'encourager le passage de jihadistes vers l'Irak le long des 724 km de frontière commune.

Un nouvel incident s'était produit fin octobre 2008, lorsque des soldats américains débarqués d'hélicoptères venus d'Irak avaient attaqué un bâtiment dans un village syrien à 8 km de la frontière irakienne et tué huit civils.

La Syrie avait alors indiqué attendre des "explications" de la part des gouvernements américain et irakien et envoyé une lettre de protestation à l'ONU.

Pour sa part, le chef de la diplomatie syrienne n'a pas fait de commentaire sur la coopération en matière de sécurité, se bornant à constater "des progrès en Irak", et à "espérer la poursuite des efforts en faveur de la réconciliation nationale".

Dans la soirée, le porte-parole du gouvernement irakien Ali al-Dabbagh a indiqué que les responsables irakiens et syriens avaient eu une "discussion franche".

"L'Irak fait des efforts pour développer ses relations avec la Syrie mais la sécurité de notre pays et de nos citoyens est la priorité", a dit M. Dabbagh.

"Nous avons souffert des infiltrations (venus de Syrie, ndlr) et de l'existence de groupes menaçant la sécurité de l'Irak et de la Syrie", a souligné le porte-parole en référence aux groupes insurgés et aux éléments d'Al-Qaïda traversant la frontière pour perpétrer des attaques en Irak.

"Nous avons besoin d'efforts conjoints pour lutter" contre ces groupes, a conclu M. Dabbagh, disant espérer que la délégation syrienne ferait part à Damas de l'"inquiétude en matière de sécurité" des Irakiens.

Auparavant, lors d'une rencontre avec le chef du gouvernement irakien Nouri al-Maliki, M. Mouallem avait "appelé les Arabes à revenir en Irak afin de renforcer les relations entre ce pays et le monde arabe", selon un communiqué des services du Premier ministre.

Cette visite intervient alors que la nouvelle administration américaine de Barack Obama a décidé de lancer un dialogue avec la Syrie.

Les relations entre les Etats-Unis, dont 140.000 soldats sont actuellement en Irak, et la Syrie s'étaient tendues après l'invasion américaine de l'Irak en 2003, Washington accusant Damas de ne rien faire pour arrêter les jihadistes voulant aller combattre sur le territoire irakien.

Concernant la réouverture de l'oléoduc reliant Kirkouk (nord de l'Irak) et Banias sur le littoral syrien, MM. Zebari et Mouallem ont imputé le retard à des problèmes techniques.

"Il n'y a pas d'obtacle syrien mais la société russe sélectionnée pour effectuer les travaux se montre hésitante. En tout cas, la volonté existe de notre part", a dit M. Mouallem.

L'oléoduc syro-irakien avait fermé en 1982 puis rouvert en novembre 2000 avant d'être refermé lors de l'invasion américaine.

L'Irak a jugé mercredi que son voisin syrien avait rendu ces "derniers mois" sa frontière moins poreuse pour les jihadistes responsables d'attentats sanglants contre ses civils et les forces américaines. "La coopération en matière de sécurité est bien meilleure qu'auparavant, spécialement durant ces derniers mois", a déclaré le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari lors d'une conférence de presse commune à Bagdad avec son homologue syrien Walid Mouallem.
Rompues en 1980, les relations diplomatiques entre les deux pays avaient été rétablies en novembre 2006 mais le rapprochement avait été freiné car Bagdad accusait Damas de fermer les yeux ou même d'encourager le passage de jihadistes vers l'Irak le...