La police turque a interpellé mardi à Ankara sept militants de Greenpeace, lors d'une manifestation contre les projets nucléaires du gouvernement organisée sur la principale place de la capitale turque, a annoncé l'organisation écologiste.
Les manifestants portant des symboles de l'énergie nucléaire avaient escaladé un bâtiment d'une vingtaine d'étages de la place Kizilay pour y déployer une banderole proclamant "crime nucléaire" avec les photos notamment du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et son ministre de l'énergie Hilmi Güler, a précisé Greenpeace dans un courrier électronique.
Inquiète d'une possible pénurie d'énergie et désireuse de réduire sa dépendance énergétique, surtout vis-à-vis du gaz naturel fourni par la Russie et l'Iran, la Turquie prévoit la construction de trois centrales nucléaires.
Un consortium conduit par la société d'Etat russe Atomstroyexport est le seul candidat pour la construction d'une centrale de 4.800 mégawatts à Akkuyu, dans la province de Mersin, sur la côte Méditerranéenne.
Des négociations sont actuellement en cours avec le consortium et le gouvernement qui n'a pas encore donné son accord final pour la construction de cette centrale prévue pour être opérationnelle en 2013 ou 2014.
Ce projet est vivement contesté par les écologistes, notamment en raison des risques de séisme. En 1998, un tremblement de terre d'une magnitude de 6,3 sur l'échelle de Richter, a fait 140 morts dans la province voisine d'Adana.
Les manifestants portant des symboles de l'énergie nucléaire avaient escaladé un bâtiment d'une vingtaine d'étages de la place Kizilay pour y déployer une banderole proclamant "crime nucléaire" avec les photos notamment du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et son ministre de l'énergie Hilmi Güler, a précisé Greenpeace dans un courrier électronique.
Inquiète d'une possible pénurie d'énergie et désireuse de réduire sa dépendance...

