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Koweït : possible suspension de la vie parlementaire (presse)

L'émir du Koweït, où le gouvernement vient de démissionner après un nouveau conflit avec des députés, pourrait opter pour une suspension de deux ans de la vie parlementaire, estiment mardi des journaux du riche émirat pétrolier du Golfe en crise politique depuis trois ans.

Le quotidien Al-Qabas, citant des sources anonymes, écrit que le scénario le plus plausible serait la suspension du Parlement. Al-Siyassah, autre quotidien local, pense lui que la suspension pourrait être de deux ans et devrait être accompagnée de mesures destinées à "mettre de l'ordre dans la maison Koweït".

Dans les faits, une suspension signifierait que l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, pourrait dissoudre le Parlement sans appeler à des élections générales dans les 60 jours comme le prévoit la Constitution.

Depuis que le Koweït a opté pour le système parlementaire en 1962, le Parlement a été suspendu deux fois en raison de conflits entre l'exécutif et le législatif.

La première suspension en 1976 avait duré cinq ans et la seconde, décidée en 1986, six ans. Depuis 1999, le Parlement a été dissous à trois reprises, la dernière en mars 2008, et des élections organisées.

Le président du Parlement, Jassem al-Khorafi, a estimé lors d'une réunion lundi que le pays traversait une période sombre, tandis qu'un élu indépendant, Khalaf al-Enezi, a déclaré mardi que l'émir avait "le droit de suspendre le Parlement s'il trouve que le pays est tombé dans un chaos politique".

Mais pour l'élu islamiste Daifallah Buramia, "une suspension du Parlement accroîtra la tension politique et conduira le pays dans un tunnel".

L'émir a accepté lundi la démission du gouvernement de son neveu, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad Al-Sabah, et lui a demandé d'expédier les affaires courantes.

Le chef du gouvernement était sous la menace d'un interrogatoire au Parlement, cinq députés islamistes l'accusant de mauvaise gestion, de violation de la Constitution et de manque de prudence dans la politique économique, outre des détournements de fonds publics.

L'émir du Koweït, où le gouvernement vient de démissionner après un nouveau conflit avec des députés, pourrait opter pour une suspension de deux ans de la vie parlementaire, estiment mardi des journaux du riche émirat pétrolier du Golfe en crise politique depuis trois ans.
Le quotidien Al-Qabas, citant des sources anonymes, écrit que le scénario le plus plausible serait la suspension du Parlement. Al-Siyassah, autre quotidien local, pense lui que la suspension pourrait être de deux ans et devrait être accompagnée de mesures destinées à "mettre de l'ordre dans la maison Koweït".
Dans les faits, une suspension signifierait que l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, pourrait dissoudre le Parlement sans appeler à...