Le président libanais Michel Sleiman est arrivé lundi à Paris pour une visite d'État de trois jours, au cours de laquelle le président Nicolas Sarkozy entend manifester le soutien de la France à la stabilisation politique inter-libanaise avant les législatives du 7 juin.
M. Sleiman, dont ce sera la première visite officielle à Paris depuis son élection le 25 mai 2008, est arrivé à l'aéroport de Paris-Orly en début d'après-midi, selon une source diplomatique. Il était attendu au palais de l'Elysée pour des entretiens avec son homologue français, suivis d'un dîner d'État.
Cette visite doit permettre aux autorités françaises de manifester leur soutien à la stabilisation politique engagée par les accords de Doha qui avaient permis, après une longue crise, l'élection de M. Sleiman et la constitution d'un gouvernement d'union.
Les entretiens avec M. Sleiman seront "l'occasion de réaffirmer l'engagement de la France en faveur de la liberté, de la souveraineté et de l'indépendance du Liban, et (son) soutien indéfectible à la réconciliation du peuple libanais", a déclaré la présidence française dans un communiqué.
Paris veut marquer son "plein soutien" au président Sleiman "au moment où le Liban a su retrouver le chemin du dialogue", a souligné le ministère des Affaires étrangères, souhaitant que les élections du 7 juin se tiennent "dans la stabilité et le respect des normes démocratiques".
La France, ancienne puissance de tutelle au Liban, compte aussi continuer de recentrer son image de soutien privilégié de la communauté chrétienne à celle plus neutre "d'amie de tous les Libanais", y compris les chiites proches du Hezbollah.
Paris "ne soutient pas un camp contre l'autre", assure une source diplomatique française.
La France devrait aussi confirmer sa disponibilité à dépêcher des observateurs pour ce scrutin, dans le cadre d'une mission de l'Union européenne.
La visite survient sur fond de normalisation progressive entre le Liban et la Syrie, qui conditionne par ailleurs le rapprochement engagé entre Paris et Damas.
Dernier élément en date, la première ambassade du Liban à Damas a ouvert ses portes lundi après l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays l'an dernier.
Selon une source gouvernementale libanaise à Beyrouth, l'assistance militaire et économique française figurera en bonne place dans les discussions.
Selon le Quai d'Orsay, cette visite est le prolongement d'un déplacement en novembre à Beyrouth de M. Fillon, accompagné d'une forte délégation d'hommes d'affaires.
La France a quelque 1.850 soldats mobilisés dans la force des Nations unies dans le sud du Liban (Finul), mais a annoncé fin janvier son retrait du dispositif maritime de cette force.
Le voyage à Paris de M. Sleiman est le premier d'un dirigeant arabe à se tenir au niveau de visite d'Etat - le plus élevé dans le rang protocolaire - depuis l'arrivée au pouvoir de M. Sarkozy en mai 2007.
M. Sarkozy s'est rendu deux fois au Liban, en juin 2008 et janvier 2009.
M. Sleiman doit rencontrer M. Fillon et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, et se rendre à l'Assemblée nationale et au Sénat, avant de quitter mercredi Paris.
M. Sleiman, dont ce sera la première visite officielle à Paris depuis son élection le 25 mai 2008, est arrivé à l'aéroport de Paris-Orly en début d'après-midi, selon une source diplomatique. Il était attendu au palais de l'Elysée pour des entretiens avec son homologue français, suivis d'un dîner d'État.
Cette visite doit permettre aux autorités françaises de manifester leur soutien à la stabilisation politique...

