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Béchir doit bénéficier d'une "immunité", selon Moscou

Le président soudanais Omar el-Béchir, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt émis mercredi par la Cour pénale internationale (CPI), doit bénéficier d'une "immunité" en tant que chef d'Etat, a estimé jeudi le ministère russe des Affaires étrangères.

"Il faut prendre en compte le fait qu'Omar el-Béchir est président d'un Etat qui n'est pas signataire du Statut de Rome de la CPI (une centaine de pays qui ont ratifié ce statut acceptent l'autorité de la CPI, ndlr) et bénéficie d'une immunité de chef d'Etat en vertu du droit international", a relevé le ministère dans un communiqué.

La Russie "comprend" la position des pays africains et arabes qui avaient appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à suspendre pour un an les mesures prises par la CPI, ajoute le ministère.

"Cette question est à l'ordre du jour au Conseil de sécurité de l'ONU et la Russie a l'intention de participer de façon active aux discussions", selon le même communiqué.

"Nous sommes convaincus que le conflit du Darfour ne peut être réglé que par la voie politique", souligne le ministère russe.

Le mandat d'arrêt émis par la CPI contre le président soudanais va créer un "dangereux précédent pour le système des relations internationales", avait estimé mercredi Mikhaïl Marguelov, l'émissaire pour le Soudan du président russe Dmitri Medvedev.

Il s'agit du premier mandat d'arrêt contre un chef d'Etat lancé par la CPI, en fonction depuis 2002.

Omar el-Béchir, 65 ans, est accusé pour des crimes commis au Darfour, une région de l'ouest du Soudan déchirée depuis 2003 par une guerre civile qui a fait 300.000 morts et 2,7 millions de déplacés selon l'ONU. Khartoum parle de 10.000 morts.

Le président soudanais Omar el-Béchir, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt émis mercredi par la Cour pénale internationale (CPI), doit bénéficier d'une "immunité" en tant que chef d'Etat, a estimé jeudi le ministère russe des Affaires étrangères.
"Il faut prendre en compte le fait qu'Omar el-Béchir est président d'un Etat qui n'est pas signataire du Statut de Rome de la CPI (une centaine de pays qui ont ratifié ce statut acceptent l'autorité de la CPI, ndlr) et bénéficie d'une immunité de chef d'Etat en vertu du droit international", a relevé le ministère dans un communiqué.
La Russie "comprend" la position des pays africains et arabes qui avaient appelé le Conseil de...