Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Des centaines d'Irakiens manifestent contre la visite de Rafsandjani

Des centaines d'Irakiens ont manifesté mercredi à Ramadi, la capitale de la province sunnite d'Al-Anbar, pour protester contre la visite de trois jours en Irak de l'ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani.

Agitant des drapeaux irakiens et brandissant des pancartes barrées de slogans critiquant M. Rafsandjani, qui reste influent en Iran, des chefs tribaux et des dignitaires religieux ont manifesté pendant une heure dans la ville, à 100 km à l'ouest de Bagdad, selon un journaliste de l'AFP sur place.

"La visite de Rafsandjani souille le sol de l'Irak", disait une pancarte, tandis qu'une autre qualifiait l'ex-président iranien de "criminel" et de "symbole du Mal".

M. Rafsandjani, qui dirige le Conseil de discernement, la plus haute instance d'arbitrage du régime iranien, et l'Assemblée des Experts, chargée de superviser l'activité du Guide suprême Ali Khamenei, est arrivé lundi à Bagdad pour une visite centrée sur les relations politiques et commerciales.

Il a rencontré le président Jalal Talabani et le Premier ministre Nouri al-Maliki et doit également s'entretenir avec des responsables kurdes et sunnites.

Mardi, il s'était rendu à Samarra, où se trouvent les mausolées des 10e et 11e imams de l'islam chiite, Ali al-Hadi et Hassan al-Askari. Il doit encore visiter d'autres lieux saints chiites d'Irak.

Le Parti islamique irakien (sunnite) du vice-président Tarek al-Hachémi avait déclaré lundi dans un communiqué que M. Rafsandjani n'était "pas le bienvenu" en Irak, en demandant que soient abordés "les dossiers liés aux ingérences de Téhéran dans les affaires irakiennes, qui ont nui à la situation sécuritaire et politique et ont failli entraîner le pays dans la guerre civile".

"Un développement positif des relations entre les deux pays nécessite le respect des affaires intérieures irakiennes, que cessent les ingérences telles que le soutien aux milices (...) et le fait de faire de la frontière entre les deux pays un passage pour les armes et la drogue", selon le texte.

Dans un communiqué, le bureau du président Talabani a regretté la réaction du Parti islamique.

Une guerre a opposé l'Iran à l'Irak entre 1980 et 1988, faisant plus d'un million de morts de part et d'autre.

Après le renversement du président irakien Saddam Hussein en 2003 par les forces américaines, les relations entre les deux pays se sont améliorées avec l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement dominé par les chiites, qui forment la majorité de la population irakienne.

Des centaines d'Irakiens ont manifesté mercredi à Ramadi, la capitale de la province sunnite d'Al-Anbar, pour protester contre la visite de trois jours en Irak de l'ancien président iranien Akbar Hachémi Rafsandjani.
Agitant des drapeaux irakiens et brandissant des pancartes barrées de slogans critiquant M. Rafsandjani, qui reste influent en Iran, des chefs tribaux et des dignitaires religieux ont manifesté pendant une heure dans la ville, à 100 km à l'ouest de Bagdad, selon un journaliste de l'AFP sur place.
"La visite de Rafsandjani souille le sol de l'Irak", disait une pancarte, tandis qu'une autre qualifiait l'ex-président iranien de "criminel" et de "symbole du Mal".
M. Rafsandjani, qui dirige le Conseil de discernement, la plus haute instance d'arbitrage du...