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Jérusalem : une pétition israélienne contre la démolition de maisons arabes

Vingt et un écrivains et chercheurs israéliens, lauréats du Prix d'Israël, la plus haute distinction de l'Etat, ont réclamé l'arrêt des destructions de maisons arabes dans la partie orientale de la ville annexée après sa conquête en juin 1967.

Dans une pétition adressée au maire de la ville, Nir Barkat, rapportée mercredi par le quotidien Haaretz, les signataires soulignent la "détresse des familles qui, du jour au lendemain, peuvent se retrouver sans abri après la destruction de leurs foyers".

Ils dénoncent l'absence de permis de construire qui force les "résidents palestiniens à construire sans autorisation".

"La politique de la municipalité (israélienne) au cours des dernières décennies a constitué à créer une situation dans laquelle des milliers de personnes sont dans l'impossibilité d'avoir un toit sur des terrains qui leurs appartiennent", soulignent-ils.

Cette politique "viole les obligations d'Israël envers des civils sous son contrôle et des droits de l'homme élémentaires", selon les pétitionnaires.

La pétition signée notamment par les écrivains de renom Amos Oz, David Grossman et A.B Yehoshua, a été lancée après que la municipalité a adressé de nouveaux ordres de démolition, dont l'un a été exécuté la semaine dernière, concernant 88 maisons du quartier de Silwan.

Silwan, où vivent plus de 10.000 Palestiniens sur un quart de millions de Palestiens de Jérusalem-est, est le site présumé de l'antique "cité de David", à l'origine de la Jérusalem du temps biblique. Soixante familles juives vivent actuellement au coeur du quartier.

Dans un communiqué, le maire a affirmé que "les constructions illégales sont illégales, peu importe où elles se trouvent, et dans ce cas précis, il s'agit d'un secteur prévu pour des espaces verts et non pour le développement résidentiel".

Pour les Palestiniens, ce projet vise à les chasser de Jérusalem-est, qu'ils considèrent comme la capitale de leur futur Etat.

L'Autorité palestinienne a protesté contre les ordres de démolition, exhortant le président américain Barack Obama à intervenir. Des pays européens ont aussi dit leur inquiétude.

Selon le Comité israélien contre la destruction des maisons, seuls 125 permis de construire ont été octroyés à Jérusalem-est en 2008 sur 300 demandes.

L'organisation israélienne B'Tselem pour la défense des droits de l'Homme affirme que depuis 2004, les autorités israéliennes ont démoli plus de 400 maisons à Jérusalem-est.

Vingt et un écrivains et chercheurs israéliens, lauréats du Prix d'Israël, la plus haute distinction de l'Etat, ont réclamé l'arrêt des destructions de maisons arabes dans la partie orientale de la ville annexée après sa conquête en juin 1967.
Dans une pétition adressée au maire de la ville, Nir Barkat, rapportée mercredi par le quotidien Haaretz, les signataires soulignent la "détresse des familles qui, du jour au lendemain, peuvent se retrouver sans abri après la destruction de leurs foyers".
Ils dénoncent l'absence de permis de construire qui force les "résidents palestiniens à construire sans autorisation".
"La politique de la municipalité (israélienne) au cours des dernières décennies...