L’Égypte présente un calendrier possible de sortie de crise pour Gaza.
L’administration Obama s’est attaquée au dossier du Proche-Orient en y dépêchant, hier, son émissaire George Mitchell. Suscitant de fortes attentes, M. Mitchell est arrivé dans la région alors que règne un cessez-le-feu fragile dans la bande de Gaza.
C’est par l’Égypte, point focal des négociations pour une trêve durable à Gaza et une réconciliation interpalestinienne, que le sénateur Mitchell a commencé sa tournée qui doit aussi le mener notamment en Israël, en Cisjordanie, en Jordanie et en Arabie saoudite. Dès son arrivée, il a brièvement rencontré à l’aéroport du Caire le chef de la diplomatie de l’UE, Javier Solana, puis le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa. Il devait ensuite s’entretenir avec le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmad Aboul Gheit, sans déclarations prévues à la presse. Il sera reçu ce matin par le président Hosni Moubarak.
M. Obama a annoncé investir M. Mitchell de tous les pouvoirs nécessaires pour remettre sur les rails le processus de paix israélo-arabe. En envoyant M. Mitchell, « je tiens ma promesse disant que nous n’attendrons pas la fin de ma présidence pour nous occuper de la paix entre Palestiniens et Israéliens, que nous allons commencer dès à présent », a-t-il dit. Il a aussi indiqué lui avoir donné pour consigne de « commencer par écouter parce que, trop souvent, les États-Unis commencent par dicter ». « Nous espérons que le sénateur Mitchell pourra nous donner des idées sur la manière de consolider le cessez-le-feu, pour assurer la sécurité d’Israël et faire en sorte que les Palestiniens de Gaza reçoivent les approvisionnements de base dont ils ont besoin », a-t-il précisé.
De son côté, M. Aboul Gheit a présenté hier un calendrier possible de sortie de crise pour Gaza, à commencer par un accord de trêve « permanent » entre les belligérants, qui serait effectif début février. Il prévoirait l’ouverture de points de passage, puis le coup d’envoi, vers la fin février, d’une réconciliation interpalestinienne. Une conférence internationale pour la reconstruction de la bande de Gaza aurait lieu le 28 février en Égypte. Des responsables palestiniens ont indiqué à l’AFP que l’Égypte visait les dates du 5 février pour l’accord de trêve, et du 22 février pour les discussions interpalestiniennes entre factions rivales, principalement le Hamas et le Fateh du président Mahmoud Abbas. Toutefois, pour le Hamas, les « détentions politiques » de ses membres en Cisjordanie compromettent toujours les discussions sur une réconciliation. « Nous ne nous réunirons pas (avec le Fateh) jusqu’à ce qu’il libère » les prisonniers du Hamas, a déclaré Salah el-Bardawil, un responsable du mouvement, cité hier par le quotidien égyptien al-Masri al-Yom. La question de la réouverture des points de passage de la bande de Gaza reste aussi épineuse. Le Hamas exige la levée du blocus israélien et l’ouverture des terminaux avant d’entamer le processus de réconciliation. Le Fateh, lui, assurant s’aligner sur la position de la communauté internationale, a appelé à la formation d’un gouvernement « d’entente nationale » d’abord.
Par ailleurs, la France a demandé à la Syrie d’intervenir auprès du Hamas en faveur de la libération du militaire franco-israélien Gilad Shalit, enlevé en juin 2006 par des activistes palestiniens de Gaza, a-t-on appris de source parlementaire française à Damas. Des sénateurs français se trouvaient hier en Syrie dans le cadre d’une mission d’information sur le Proche-Orient. À Paris, le père du captif a été reçu par le président Nicolas Sarkozy. Noam Shalit est ressorti de l’entretien avec « un peu d’espoir », M. Sarkozy lui ayant confirmé que son fils était « vivant et en bonne santé ».
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L’administration Obama s’est attaquée au dossier du Proche-Orient en y dépêchant, hier, son émissaire George Mitchell. Suscitant de fortes attentes, M. Mitchell est arrivé dans la région alors que règne un cessez-le-feu fragile dans la bande de Gaza.
C’est par l’Égypte, point focal des négociations pour une trêve durable à Gaza et une réconciliation interpalestinienne, que le sénateur Mitchell a commencé sa tournée qui doit aussi le mener notamment en Israël, en Cisjordanie, en Jordanie et en Arabie saoudite. Dès son arrivée, il a brièvement rencontré à l’aéroport du Caire le chef de la diplomatie de l’UE, Javier Solana, puis le chef de la Ligue arabe, Amr Moussa. Il devait ensuite s’entretenir avec le chef de la diplomatie...