Le négociateur israélien a eu une discussion de cinq heures avec Omar Souleimane ; une délégation du Hamas se rend dimanche au Caire.
L’Égypte a repris hier ses pourparlers avec Israël pour tenter d’aménager une trêve durable dans la bande de Gaza, quatre jours après un cessez-le-feu fragile. Le négociateur israélien, Amos Gilad, a eu une discussion de cinq heures, dont rien n’a filtré, avec le patron des services de renseignements égyptiens, Omar Souleimane, déjà négociateur de la précédente trêve de six mois.
Si les violences ont cessé dimanche après 22 jours d’une opération israélienne meurtrière, aucun armistice n’a été conclu, laissant non réglés des points-clés, comme la fin du blocus de l’enclave palestinienne. Aucun accord n’est également intervenu sur la durée de la trêve des violences, le Hamas ayant suggéré un an renouvelable, ce que refuse Israël qui réclame qu’elle soit illimitée dans le temps. Le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki, a indiqué que la délégation du mouvement islamiste palestinien se rendrait dimanche au Caire. Le Premier ministre égyptien, Ahmad Nazif, avait affirmé mercredi que le but était de « consolider » la trêve tout en tentant de « réconcilier » le Hamas et le mouvement Fateh du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Livni menace le Hamas
M. Gilad, selon une source proche des négociations, a centré cet entretien de quelques heures sur les arrangements concrets contre la contrebande d’armes à la frontière, via des tunnels entre l’Égypte et la bande de Gaza. Un correspondant de l’AFP à Gaza a vu des centaines de contrebandiers qui se sont déjà remis à creuser de nouveaux tunnels, ou a déblayer ceux qui avaient été bombardés par l’aviation israélienne. La chef de la diplomatie israélienne, Tzipi Livni, a prévenu hier qu’Israël se réservait le droit de frapper de nouveau les tunnels creusés sous les 14 km de la « ligne de Philadelphie » qui marque cette frontière. « S’il faut agir nous le ferons, nous exercerons notre droit à la légitime défense, nous ne confierons pas notre sort aux Égyptiens ni aux Européens ou aux Américains », a-t-elle ajouté. Israël, qui dit avoir détruit 150 tunnels, a conclu avec les États-Unis un accord de lutte contre les filières d’acheminement, obtenant un engagement de quatre pays européens à faire de même.
Parallèlement, sur un autre plan, le Premier ministre palestinien Salam Fayyad a annoncé hier qu’une conférence de donateurs doit se tenir à la mi-février en Égypte pour recueillir des fonds destinés à financer la reconstruction de la bande de Gaza. L’Autorité palestinienne insiste que la reconstruction de la bande de Gaza se fasse sous sa houlette et non pas sous la supervision du Hamas dont le pouvoir n’est pas reconnu par la communauté internationale.
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L’Égypte a repris hier ses pourparlers avec Israël pour tenter d’aménager une trêve durable dans la bande de Gaza, quatre jours après un cessez-le-feu fragile. Le négociateur israélien, Amos Gilad, a eu une discussion de cinq heures, dont rien n’a filtré, avec le patron des services de renseignements égyptiens, Omar Souleimane, déjà négociateur de la précédente trêve de six mois.
Si les violences ont cessé dimanche après 22 jours d’une opération israélienne meurtrière, aucun armistice n’a été conclu, laissant non réglés des points-clés, comme la fin du blocus de l’enclave palestinienne. Aucun accord n’est également intervenu sur la durée de la trêve des...