Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Déclarations Gaza, Doha, Koweït : le flot de réactions ne tarit pas

Les réactions à l’attaque israélienne de Gaza ainsi qu’aux sommets arabes tenus à Doha et au Koweït se poursuivent et occupent la quasi-totalité de l’espace politique local. Le conseil politique du parti Kataëb a estimé que « la réunion de Doha a mis l’accent sur les dissensions qui existent au sein de la communauté arabe », soulignant que « la déclaration du président syrien Bachar el-Assad, qui avait indiqué que l’initiative arabe est morte, est un faux pas servant les intérêts d’Israël, car c’est la seule initiative qui met l’accent sur le droit de retour du peuple palestinien ». Le conseil politique des Kataëb, qui s’est réuni hier sous la présidence de l’ancien président de la République Amine Gemayel, a salué « la position adoptée à Doha par le chef de l’État, Michel Sleiman, qui a redonné à la présidence libanaise sa place prépondérante sur la scène arabe ». Les personnes réunies se sont en outre penchées sur les manifestations de Awkar, qui ont eu lieu la semaine dernière, « et qui ont été détournées de leur but initial », souligne le communiqué publié à l’issue de la réunion. « C’est que, lors des manifestations qui devaient soutenir Gaza, des slogans contre le président de la République, les FSI et des partis politiques libanais ont été scandés », ajoute le texte. Les personnes présentes ont également discuté des roquettes lancées à partir du Liban-Sud sur Israël. Elles ont souligné l’importance du respect de la 1701, appelant à l’application de ce qui a été déjà convenu lors de la conférence de dialogue. Elles ont également écouté le compte-rendu de la délégation Kataëb qui avait rendu visite au couvent de Notre-Dame de l’Annonciation à Zouk pour rencontrer les deux religieuses obligées de quitter sous la pression l’hôpital de Marjeyoun. « Cet hôpital était, depuis cinquante ans, tenu par les religieuses. Elles ont tenté de joindre le ministre de la Santé, Mohammad Jawad Khalifé, en vain », indique le texte. Dans une allusion aux chapelets frappés du portrait du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et de quelques saints chrétiens, les Kataëb ont mis en garde contre le fait de mélanger les symboles religieux sacrés aux dossiers touchant les chefs politiques. Toujours sur le plan des réactions, le ministre de l’Économie, Mohammad Safadi, s’est penché sur la réconciliation arabe qui s’est tenue au Koweït, notant que c’est le Liban qui bénéficiera le plus de cette réconciliation. De son côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Talal Arslane, a indiqué que l’on ne parvient pas à des solutions où la dignité est préservée que si l’on respecte les constantes libanaises et palestiniennes. Quant à l’ancien président de la Chambre, le député Hussein Husseini, il a souhaité que la réconciliation de Koweït puisse mettre définitivement un terme aux dissensions entre les leaders arabes. Pour sa part, le Bloc populaire a publié un communiqué appelant les Nations unies à agir afin que les résolutions adoptées au Conseil de sécurité soient appliquées. De son côté, l’uléma Mohammad Hussein Fadlallah, qui s’est entretenu avec l’ambassadrice du Royaume-Uni, Mary Frances Guy, a estimé que les peuples arabes commencent à regarder les pays européens comme étant les parrains du terrorisme israélien et ceci parce que l’Europe ne condamne pas les massacres israéliens et parce qu’elle est prête à défendre l’État hébreu à travers l’OTAN. L’ancien Premier ministre, Nagib Mikati, a indiqué quant à lui que le sommet de Koweït a redonné de l’espoir en ce qui concerne l’unification des positions arabes. L’ancien Premier ministre, Sélim Hoss, a estimé que l’Égypte devrait être « équitable » et ne pas appeler à un déploiement des Casques bleus uniquement à Gaza. Pour sa part, le mufti de Tripoli et du Liban-Nord, Malek Chaar, a souligné qu’il n’existe pas de solution au problème palestinien que si les musulmans et les Arabes s’unifient pour libérer la Palestine. Le représentant du bureau de l’OLP à Beyrouth, Abbas Zaki, a, lui, qualifié la situation actuelle de dangereuse, notant que les Palestiniens devraient préserver leur unité. Quant au représentant du Hamas au Liban, Oussama Hamdane, il a souligné que « l’ennemi sioniste a été incapable de briser la résistance ». Dans sa réaction à la « guerre des sommets », le secrétaire général du Baas, l’ancien ministre Fayez Chokor, a appelé à adopter une position claire concernant la réunion de Doha. Il a aussi estimé que la résistance des habitants de Gaza constitue une réponse à toutes les initiatives. De son côté, Gary Collins, ancien responsable de l’Unrwa à Jérusalem-Est, actuellement en visite au Liban, a souligné, dans une conférence donnée à l’AUT, à Byblos, qu’Israël n’engagera pas le dialogue avec les Palestiniens tant qu’il bénéficie du soutien d’États forts. Il a également donné des précisions relatives à la bande de Gaza, « qui est 29 fois plus petite que le Liban et habitée par plus d’un million et demi d’âmes. Gaza est l’un des endroits les plus peuplés du monde avec une densité de 4 170 habitants au kilomètre carré ». « Les habitants de Gaza souffrent de malnutrition. Ainsi, 54 % de ses femmes et 37 % de ses enfants sont anémiques. La plupart des habitants de Gaza sont des sunnites, mais l’on compte 1% de chrétiens », a-t-il ajouté.
Les réactions à l’attaque israélienne de Gaza ainsi qu’aux sommets arabes tenus à Doha et au Koweït se poursuivent et occupent la quasi-totalité de l’espace politique local.

Le conseil politique du parti Kataëb a estimé que « la réunion de Doha a mis l’accent sur les dissensions qui existent au sein de la communauté arabe », soulignant que « la déclaration du président syrien Bachar el-Assad, qui avait indiqué que l’initiative arabe est morte, est un faux pas servant les intérêts d’Israël, car c’est la seule initiative qui met l’accent sur le droit de retour du peuple palestinien ».
Le conseil politique des Kataëb, qui s’est réuni hier sous la présidence de l’ancien président de la République Amine Gemayel, a salué « la position adoptée à Doha par le chef de l’État, Michel...